BVI title
Visiter Entrer 4D5D.fr Télécharger Découvrir
Suivez
la carte ...
Les Recueils
en pdf
L'ebook gratuit
en téléchargement

Management : Quand la peur rôde prête à frapper

Peur Tout individu, quel qu’il soit, se doit d’affronter dans sa vie quotidienne et professionnelle une certaine quantité de stress. A cela rien de neuf sauf quand l’énergie à y faire face vient à nous manquer.

Planquée au fin fond de notre inconscient, une certaine énergie omniprésente nous pousse à imaginer les pires scénarii, entraînant une plus ou moins grande déstabilisation de nos certitudes.

Certains diront que ce sont nos réflexes de survie qui rentrent en action faisant ainsi monter le taux d’adrénaline afin d’être prêt à affronter le présumé danger.

Certes, je veux bien le croire, mais que se passe-t-il quand le stock d’adrénaline est à sec ou que tout simplement notre système nerveux est en état permanent d’excitation ?

On sent comme un épuisement, une envie de changer d’air, de tout laisser tomber et d’aller se planquer le plus rapidement possible dans un lieu peinard où plus personne ni aucune situation ne peut nous atteindre mais… la plupart du temps, des impératifs de lieu et d’heure nous empêchent d’opérer une retraite salutaire alors on prend sur soi.

Une fois, deux fois, trois fois et puis on ne compte plus tant les situations stressantes sont nombreuses et puis, une fois arrivé à la maison, d’autres “impératifs” souvent très légitimes (s’occuper des enfants, faire les courses, aller au pressing, à la réunion de l’assoc ou faire une sortie prévue de longue date avec des amis, des proches,…) pour enfin vous écrouler comme une enclume dans votre lit.

Alors à la fin, le bon collaborateur que vous êtes, commence à accumuler une fatigue de fond qui lui pèse comme un manteau d’uranium. C’est à ce stade que la peur commence à faire des merveilles totalement dévastatrices dans votre enthousiasme naturellement protecteur.

Peur de trop bien faire, de mal faire, de ne pas être performant ni au top, font que votre performance ne vous distingue plus vraiment des autres. Vous commencez à être un inconnu parmi d’autres, le maillon d’une chaîne auquel personne ne fait attention pour enfin être l’anonyme de service attendant son chèque à la fin du mois.

Le guerrier n’est plus mais reste quand même le travailleur malgré lui. A ce stade, la confiance en soi reste acceptable et c’est alors que le doute, enfant de la peur, fait une apparition de plus en plus remarquée dans votre mental.

De broutille en broutille, le doute vous rongera de plus en plus profondément jusqu’au stade où la moindre action deviendra un enfer. Les choix se feront plus difficiles, le nombre de problèmes montera en flèche tout aussi vite que votre dépréciation entraînant une culpabilisation grandissante et impossible à arrêter comme la marée.

Tous uniques dans l’âme, nous nous condamnons à une vie d’enfer quand on laisse s’infiltrer la peur en nous.

Etre un entrepreneur, c’est avant tout être capable d’affronter ses peurs et toutes celles qui se présenteront en cours de route. Votre volonté d’en découdre avec elles fera que vous réussirez ou serez broyé.

L’enthousiasme qui vous anime sera votre armure, votre recul par rapport à l’évènement sera votre stratégie, l’envie de donner le meilleur de vous-même sera votre tactique, vos décisions seront votre glaive et l’objectif animera votre volonté de persévérer.

Vous pouvez, bien sûr, lire tous les livres d’arts de la guerre mais sachez que le plus important champ de combat se trouve d’abord en vous. L’extérieur n’est là que vous aider à réaliser cette quête tout à fait personnelle.

Alors qu’elle est vraiment votre quête intérieure, après quel graal courez-vous ?

Si vous ne pouvez répondre à cette question, vos chances sont quasiment nulles face à l’hydre de la peur car à chaque tête coupée, deux repousseront. La stature d’un entrepreneur est directement proportionnelle à sa capacité à rester calme quand tous les autres s’affoleront.

La paix intérieure apporte cette lucidité qui permet de détecter où se situe le vrai problème. Cela permet d’agir là où il faut avec célérité et promptitude tout en faisant une économie des moyens à mettre en oeuvre.

Se battre contre des moulins à vent amène non seulement la pauvreté financière mais surtout la pauvreté intérieure (je ne suis rien, je ne vaux rien, je suis nul).

L’entrepreneur est un guerrier qui sait que la défaite extérieure n’est que le reflet d’une défaite intérieure déjà prononcée. Ceux qui prônent l’inverse font tout simplement partie du camp des perdants voulant faire croire que ce sont des faits extérieurs (excuse = ex causa = cause extérieure) qui les ont empêchés de triompher.

En vérité, il est normal que, de temps en temps, l’extérieur nous fasse plier du genou mais c’est surtout pour montrer que nous avons la capacité en nous-même et qu’il nous faut aller la chercher.

Qui serait content de se battre contre des adversaires toujours inférieurs sinon les faibles ?

Laurent DUREAU

Article appartenant au cahier : CA4 - Etre, tout simplement
Article suivant du cahier : La conception c’est bien mais loin d’être suffisant


Tags :confiance, dév perso, entrepreneur, objectif, paix, paix intérieure, peur, piloter les hommes, stress

Articles en relation

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous au blog par mail ou flux RSS : vous recevrez automatiquement les nouveaux articles !
  |   Cet article a été visité 1 919 fois

7 Réponses pour “Management : Quand la peur rôde prête à frapper”

  1. Je trouve cet article très intéressant. Il tape dans le vrai, c’est sur. Je suis moi aussi convaincu que les évènements extérieurs ne doivent pas trop influencer “l’état mental” des gens qui ont une vraie force de caractère. Tout vient de l’intérieur.

    http://www.stevepavlina.com connaissez vous ce site? il parle de “personal development” et donne des conseils qui, bien que n’ayant pas vraiment rapport avec le management d’entreprise, sont dans le même esprit que les vôtres.

  2. Etre un entrepreneur c’est obligatoirement affonter ses démons intérieurs.

    Le développement intérieur n’est pas une option, ce serait plutôt un accélérateur qui fera que le chemin parcouru sera encore plus grand.

    Alors si vous voulez augmenter votre puissance afin de vaincre la pesanteur de la peur, le développement personnel sera le booster qui vous placera en orbite.

    Une fois en orbite vous pourrez observer avec la paix de l’âme tout en agissant avec le rayon laser de votre pensée.

  3. Je penses que vous feriez un très bon coach si le métier vous tente.

  4. J’ai beaucoup lu sur le quotient émotionnel et vos propos traduisent bien que c’est notre QE qui décidera de notre réussite, non pas notre QI seulement. C’est une force effectivement il faut savoir l’apprivoiser et dompter la peur. Mais les possibilités sont infinies. Vos écrits sont galvanisateurs ! Vous devriez définitivement devenir coach !

  5. Merci Julie de vos commentaires pour devenir coach.

    Cela fait déjà une bonne dizaine d’année que je pratique le coaching mais l’effet de mode qu’il y a autour de cette discipline tend à la décrédibiliser.

    Trop de gens pensent qu’en lisant 2-3 livres, ils sauront s’y prendre avec les arcanes de l’être humain.

    Devant la décadence des prestations, quelques associations essaient de faire le tri par des examens tout en ne jurant que par la PNL.

    Etant par ressenti totalement allergique au formatage “éducationnel” délivrant des certificats de conformité, je n’accroche plus le mot coach à mes prestations.

    C’est comme pour les formateurs. Tout le monde se dit l’être mais entre le pédagogue né et le réciteur de doc, la marge est grande.

    C’est vrai, je suis un galvaniseur de troupe qui fait cela naturellement comme d’autre font des maths.

    Alors faire confirmer ou infirmer mes talents par des examinateurs un peu trop formatés à mon goût, ne présente aucun intérêt sinon coller un titre de plus sur un CV.

    Etre et faire me semble plus adapté qu’avoir un titre en laissant penser que l’on peut faire.

    Rebelle et allergique à “l’éducation” qui formate, je suis plutôt attiré par ce que je ressens être profitable pour mon épanouissement.

    Merci encore pour vos encouragements et bon coaching.

  6. [...] appartenant au cahier : CA4 - Etre, tout simplement Article précédent du cahier : Management : Quand la peur rôde prête à frapper Article suivant du cahier : Le destin n’est pas un chemin, ni même une route  Imprimer [...]

  7. [...] Management : Quand la peur rôde prête à frapper, je décris comment la peur commence à envoyer les invitations, les sbires qu’elle vous [...]

Qui aurait pu croire qu’un jour… Connaissez-vous Chindia ?


4D5D - L'aventure 2012

Accueil BVI | A propos | Blog 4D5D | Contact Flux RSS des commentaires    Referencement  Dictionnaire