Bali or not to be ?
Rio, Kyoto, Bali mais où va donc se trouver la prochaine réunion pour discuter d’un sujet où personne ne veut voir vraiment la vérité en face ? Le réchauffement climatique se fait plutôt sentir dans les frictions entre les différents états qui ne veulent pas en entendre parler (ça chauffe dans les couloirs).
Il faut dire que nos fameux scientifiques de tous bords ont vraiment de la peine à se faire entendre face aux économistes et aux politiques de tous poils. Le fric passe avant la vie, alors quand on aura tout bu, tout mangé, tout détruit pourra-t-on bouffer notre argent, notre voiture, notre maison voire nos guirlandes de noël ?
Je ne vais pas citer tous les articles ou les émissions de tv qui régurgitent les effets négatifs du réchauffement climatique. Il y a eu assez de chiffres, d’images et de commentaires d’experts pour se rendre compte que le bateau coule plus vite que prévu.
Les uns disent que le sujet est complexe tant il y a de variables. Elles s’entrecroisent tellement que plus vraiment personne ne sait ce qui se passe. C’est un peu comme en informatique : plus on perfectionne et moins on est capable de comprendre ce qui se passe.
Cela devient tellement interactif que le déboguage prend largement plus de temps que la création elle-même du produit. Il en est de même avec le réchauffement climatique : plus il y a d’experts qui s’en mêlent et plus on y perd son latin !
Alors je vais en profiter pour apporter ma pierre à l’édifice en rajoutant quelques éléments dont apparemment personne ne parle. C’est bizarre comme les “experts” restent cloisonnés dans leur discipline. Commençons par un premier exemple.
Il y a eu des glaciations dans le passé et cela ne me dérange pas de comprendre qu’il peut y avoir un cycle. J’accepte cet argument auquel peut très bien se rajouter sans aucun souci celui que l’homme par son industrialisation à outrance accélère le mouvement.
Jusque là tout va bien sauf que lors des glaciations précédentes, la terre ne perdait pas chaque année 13 millions d’hectares de forêt, 30 milliards de baril de pétrole sans compter les quelques milliards de tonnes de CO2 supplémentaires ainsi que les 130 millions de nouvelles âmes humaines.
La vie sur Terre a pu se relever, s’adapter mais cette fois-ci, cela va être beaucoup plus difficile car cette année 27.000 espèces connues se seront éteintes alors que 35 millions de voitures seront sorties des usines…
Ce n’est pas le froid qui m’inquiète mais les moyens que nous aurons pour nous relever. Aux dernières glaciations, il y avait quelques millions d’individus et maintenant on frôle les 7 milliards. Vu sous cet angle, je peux m’avancer pour dire qu’un grand nombre d’humains vont rester sur le carreau !
L’autre point, pour dire que l’on est proche non pas d’un “happy end” mais plutôt d’un dénouement concernant la fonte de la banquise. Nos valeureux experts sont quelque peu surpris de l’accélération très brutale de la fonte.
Auraient-ils oublié qu’un glaçon possède une résistance intrinsèque avant de se liquéfier. Pendant des décennies, la banquise a encaissé le réchauffement et maintenant elle a atteint le point où chaque élévation de température a un effet immédiat.
De plus, à chaque fois qu’un froid intense nous arrive du pôle nord, ce dernier perd de ses forces. Les frigories qu’il nous envoie ne sont plus chez lui pour le garder au frais alors que le soleil, lui, n’arrête pas de nous envoyer de la chaleur.
En conclusion, certains papiers scientifiques disent qu’il faudrait arrêter 100% de nos activités “humaines” pour espérer que le jeu se calme et qu’à la longue le système se stabilise. Cette solution étant totalement inaudible à l’ensemble des humains, il ne reste plus qu’à inventorier les canots de sauvetage.
Aujourd’hui, l’humanité est embarquée sur un bateau appelé Titanic. Ce dernier semble insubmersible tant les commerciaux l’ont bien vendu mais ceux qui en paieront le plus lourd tribu seront ceux qui ne sont pas en 1ère classe.
Il y a bien quelques bateaux de sauvetage mais assurément personne d’origine terrestre ne pourra venir nous sauver. Une certaine forme d’humanité survivra peut-être et je pense que ceux-là ne seront pas forcément ce qu’il y a de meilleur.
Alors après Bali, dans quel coin exotique vont aller les centaines de commissions et d’experts pour se rincer le gosier ? C’est connu, c’est quand on est à la fête que le bateau coule…
Laurent DUREAU
Article appartenant au recueil : RC22 - A notre Mère, la Terre
Article suivant recueil : Aujourd’hui, c’est l’été et pourtant il pleut à verse !
Article précédent : Quand la Terre ne sera plus ce qu’elle était…
Tags :comprendre, dév durable, hommes, humeur, terre
Articles en relation
Catégorie : 4-Planète Terre

















Bonjour Laurent, je suis d’accord avec vous sur l’urgence de la situation. Mais je pense que c’est à chacun d’entre nous, à son niveau dans sa vie personnelle et professionnelle, de changer pour essayer de limiter la casse. J’aimerais vous proposer une visite sur mon blog préféré, celui de Sandra (passion-en-action.typepad.fr) pour lire son article sur l’effet Bannister, très riche en enseignements.
Excellent ! Cette adresse est un must pour qui veut avancer dans sa vie. Je m’en vais la mettre dans mes favoris de suite !
Sinon, je suis totalement d’accord que c’est à chacun de faire à son niveau tout son possible pour avoir un éco-bilan le plus performant. Cela permet d’être en phase avec ses idées par contre l’effet Bannister ne restera accessible qu’à ceux qui s’en donne la peine et qui ont un “record” à battre.
Je connais des milliers de gens qui font la démarche, c’est super mais cela ne réparera en aucun cas la destruction faite. Cela ne fait que ralentir le processus mais ne l’arrêtera en aucun cas. La somme des forces en jeu n’a aucun rapport avec la force manipulable par l’être humain.
Seule une intervention “extra-terrestre” disposant d’une technologie sans commune mesure avec la nôtre pourrait nous venir en aide mais pour cela il faudrait que l’on arrête de leur tirer dessus quand ils essayent de se manifester à notre conscience.
J’ai vu nombre d’entreprises aller à la faillite car même si au dernier moment un repreneur se pointait, il était difficile de changer “l’esprit” des gens qui bossaient dans ces entreprise. La force de l’habitude et des “acquis” étaient trop grands pour pouvoir effectuer un changement salutaire.
Je ne vois pas l’occidental d’aujourd’hui devenir totalement végétalien, abandonner sa “voiture” et vivre modestement. Il ne pourra abandonner son confort matériel quand il n’y aura plus de pétrole pour faire rouler sa voiture, quand la viande sera si chère qu’il ne pourra se l’offrir et quand il n’y aura plus assez d’eau potable pour prendre un bain ou une douche tous les jours.
Seule la contrainte l’obligera à changer et Mère Nature va s’y employer de plus en plus puisque la raison ne suffit pas. Et puis devant cela, d’un coté il y aura ceux qui diront que Dieu nous en veut, que c’est sa volonté et puis de l’autre coté il y aura ceux qui prieront comme jamais auparavant.
Plus nous avanceront et plus le fanatisme religieux va se faire connaître et plus nous aurons droit à des affrontements “armés”. L’homme veut être libre de son destin, c’est louable mais il n’a pas encore compris que ce qui se passe à l’extérieur de lui n’est qu’une projection de ce qui se passe en lui. Alors nul besoin d’accuser les autres où le bon Dieu, commençons pas nous respecter nous-mêmes, à nous aimer inconditionnellement et seulement ensuite nous pourrons respecter et aimer les autres.
Moi non plus je ne vois pas l’occidental d’aujourd’hui devenir totalement végétalien, ou en tout cas, ça parait difficile.
Cependant je sais aussi qu’en montrant l’exemple on peut changer plus rapidement les gens autour de nous que l’on se l’imaginait avant de commencer.
Oui, ça va être “chaud” (oups le jeu de mot) mais je suis sûr que les changements de comportement vont s’accélérer.
Parfois, je suis surpris de dire “tiens je pense ceci” ou “tiens je ne mange pas de viande” et d’entendre une réaction très positive des gens, qui au fond, n’osent pas dirent qu’ils pensent de la même manière.
Et puis, je ne sais plus qui a dit ça, c’est une citation assez connue, qui dit en substance : “Ne croyez pas qu’un petit groupe de personnes ne puisse pas changer le monde, en fait, c’est la seule chose qui a jamais changé le monde”
Ce qui m’étonne toujours c’est le coté franco-français des réflexions sur ce thème.Je dis cela plus par dépit que par méchanceté….
Bonjour Macno,
Peux-tu en dire plus long car j’aimerai bien en savoir plus sur ce côté franco-français. Je ne vois pas…