BVI title
Visiter Entrer 4D5D.fr Télécharger Découvrir
Suivez
la carte ...
Les Recueils
en pdf
L'ebook gratuit
en téléchargement

Monétisation : le serpent de mer est bien là !

LochNess Tout blogueur assidu se trouve un jour ou l’autre confronté à ce serpent de mer qu’est la monétisation de ses efforts. Plein d’articles naissent à ce sujet et globalement tout le monde repart à la case départ. C’est à l’image du Loch Ness où la courbe financière tend à visiter les profondeurs du lac plutôt que la surface.

Quelques uns disent en tirer quelque chose mais une fois toutes les charges sociales déduites et après impôt, vous vous retrouvez avec un gain horaire plus proche du banlieusard chinois voire de l’africain en pleine brousse qui ne connait ni l’eau courante ni l’électricité.

Certes, bloguer devrait être un plaisir, tout comme le travail d’ailleurs, mais si c’est pour en tirer juste une auto-satisfaction en regardant quelques statistiques de fréquentation du blog, il vaut mieux aller se vendre comme une moelle épinière verticale à l’agence d’intérim du coin.

D’un côté pour attirer les lecteurs, il faut pondre des articles qui tiennent la route et qui ,si possible, sortent de l’actualité médiatique quelque peu soporifique et trop largement redondante pour un cerveau qui enregistre normalement.

Il faut donner du bon, du contenu pour qu’en définitive vos talents et compétences vous rapportent moins qu’un job “de base”. A l’armée j’ai développé la compétence tant recherchée de technicien de surface. Alors au lieu de balayer l’écran de l’ordinateur avec des mots, je ferais peut-être mieux d’aller balayer dehors, c’est certainement plus rentable !

Mais à tout serpent de mer, il existe une manière de le capturer. Je me suis donc posé la question en sortant des sempiternelles réponses classiques du GoogleAds, des bannières, des publi-reportages, et des programmes d’affiliation en tous genres.

Je me suis donc mis à l’ouvrage en posant des questions différentes car parait-il que poser les bonnes questions amènent souvent plus vite à la solution que personne ne voyait mais que tout le monde dira : “Mais oui, mais c’est bien sûr…”. C’est fou comme les choses deviennent évidentes pour tous quand vous avez trouvé la solution !

Ma 1ère question fût : Pourquoi l’internaute revient-il sur ton blog pour te lire ? Le design ; pas vraiment. Le style d’écriture ; peut-être un peu au début. Le contenu ; oui assurément. Le personnage ; oui probablement. Les âneries et l’humour ; oui de temps en temps. L’auto-dérision ; oui suffisamment mais pas trop. Le sérieux du contenu : oui il en faut quand même. L’utilité ; oui majoritairement.

En bref, en mélangeant tout cela, on a une certaine mayonnaise pas facile à déchiffrer mais rajouté à d’autres éléments cela peut donner un goût de reviens-y assez caractéristique de l’humain à cheval sur son mental et sa logique mais qui en même temps fait n’importe quoi juste pour le “plaisir”.

C’est vrai qu’internet apporte beaucoup d’information et que tout le monde tient à l’information gratuite mais d’un autre coté, l’internaute sera prêt à payer si on fait le tri pour lui et que ce qu’on lui présente lui est utile afin… qu’il ne sa casse pas trop la tête et qu’il gagne du temps.

La réponse à cette première question est : L’internaute veut de l’info utile, rapidement et qui le renseignera suffisamment pour lui rendre la vie plus agréable. Dans le cas d’un besoin urgent et assez capital sur le moment, il est prêt à payer une somme d’argent en relation avec la valeur perçue du colis.

Cette valeur perçue dépendra directement de “l’autorité” qu’il ressentira de l’individu qui lui présentera le colis. Si la notoriété de ce dernier est bonne voire très bonne, on pourra allègrement rajouter un zéro à la facture.

L’acte d’achat sera aussi directement dépendant du degré de confiance que l’internaute fera à l’auteur. Ce dernier, grâce à son style littéraire, à un vocabulaire moins chloroformé et aux anecdotes personnelles citées, pourra établir une relation cordiale, respectueuse et durable.

C’est aussi pourquoi, le fameux bouton “DONS” ne fonctionne pas car tout simplement qui paierait pour causer avec son voisin d’écran ? Même si tout ce qu’il dit est sympa, personne ne mettra la main au porte-monnaie quoi qu’il arrive. Qui paierait pour du gratuit ?

Cela m’a donc amené à une autre conclusion. Si quelqu’un est prêt à mettre la main au porte-monnaie c’est parce qu’il est demandeur d’une chose qu’il n’a pas ! Alors au lieu d’offrir gratuitement des choses qui valent de l’or, revenons au B.A.BA du commerce de quartier.

Le blog c’est plein de choses gratuites sur les étagères mais aucun produit à vendre ! C’est somme toute logique que le tenant du magasin crève la faim. Il paye la vitrine, les pubs, voit plein de monde mais personne n’ose envoyer une quelconque pièce dans sa gamelle. Cela s’apparenterait à de l’aumône et l’internaute respectueux ne s’abaisserait pas à ce niveau car il trouve le magasin très joli et il ne voudrait vexer le tenancier.

En résumé, j’en suis arrivé à la conclusion que le blog doit rester la vitrine de mes compétences mais qu’il va falloir mettre des produits à vendre sur les étagères. Pas des produits pour enrichir les autres (affiliation, Google, etc…) mais des produits maisons.

Des produits fait mains, avec tout l’amour et l’engagement de cet épicier de proximité qui sent la campagne. Ses produits sentiront ce petit truc qui nous fait dire que cela ne sort pas de l’usine industrielle du coin ou d’ailleurs. On “sentira” la main du maître derrière ce produit unique.

Donc vint la seconde question : ” Quel produit puis-je vendre qui soit de moi, unique et rare ?” La réponse ne m’est pas vraiment venu de suite. Comme qui dirait l’autre, j’ai dormi dessus assez de nuits pour accuser quelques kilos de gras en plus sur la balance.

Et puis de bout de fil de laine, en bout de fil de laine, j’ai commencé à tricoter suffisamment dans ma tête pour que mon bloc note intérieur me fasse sauter des mailles. La première trame du tissu était loin d’être vendable mais progressivement un motif est apparu et puis progressivement la lumière fût.

Allez debout, arrêtes de faire du gras, relève les manches et va taper sur le clavier ce qui va faire ta fortune. Alors mollement, au début, j’ai commencé à taper des bouts de phrases dans mon notepad électronique afin de me vider la tête. Et puis, une fois que mes araignées intérieures se ressentirent à l’aise dans mon humble crâne, j’y vis plus clair !

Donc, dans un délai assez proche vous allez pouvoir commencer à admirer dans la sidebar un premier produit à vendre fait maison. Son sujet sera à propos de l’eRéputation ou de la réputation sur internet. Il est prévu plein de petits frères et petites sÅ“urs car je vais me la jouer chef de famille se devant de repeupler la France !

Comme le premier sera le plus dur à mettre au monde (il faut trouver la maman, lui faire signer un contrat, trouver un nouvel appartement) cela me demande actuellement beaucoup d’énergie avant le “plaisir” du premier chèque de la CAF. Après, je ferais confiance à la nature pour agrandir la famille !

Il se peut que je mette quelques dragées comme GoogleAds, quelques bannières comme ruban ou encore quelques boites imprimées de pub mais avant commençons par le commencement. Allons chercher une dame qui fera que je deviendrai encore plus poète !

Avant j’avais la tête qui chauffait, ensuite ce fut les doigts puis l’ordinateur. A ce dernier, pour lui redonner une petite jeunesse, je lui ai donné une barre chocolatée d’un Giga et maintenant il n’a plus d’excuse pour me ralentir.

Hier, il me faisait travailler comme un mec du bâtiment avec sa brouette pleine de béton qui commençait à en avoir plein les bras mais maintenant, je me sens plus la danseuse étoile qui a mal quand même aux orteils…

Bon je vous quitte là-dessus avant que le délire ne vienne gravement redescendre la moyenne de cet article.

Laurent DUREAU

Article appartenant au recueil : RC4 - Le blog et moi, et moi…
Article suivant recueil : Le serpent de mer refait surface…
Article précédent : Un blog pour se faire connaitre


Tags :bloguer, compétence, humour, monétiser, vie du blog

Articles en relation

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous au blog par mail ou flux RSS : vous recevrez automatiquement les nouveaux articles !
  |   Cet article a été visité 1 368 fois

4 Réponses pour “Monétisation : le serpent de mer est bien là !”

  1. Bonsoir Laurent,
    si j’ai bien compris, puisqu’il faut 9 mois de fabrication et que la maman n’est pas trouvée, l’attente va être longue pour admirer ce bébé :wink:

  2. Bonsoir Alex,

    Comme tu l’as bien compris, l’accouchement n’est pas prévu pour demain mais la conception est déjà quasi faite ! Et puis, maintenant avec toutes les techniques que l’on connaît le cycle de 9 mois sera raccourci très sérieusement.

    Je ne peux dire avec exactitude car tant de choses viennent chambouler mon emploi du temps que je me demande parfois comment je fais pour pouvoir encore publier autant… :grin:

  3. [...] appartenant au recueil : RC4 - Le blog et moi, et moi… Article suivant recueil : Monétisation: le serpent de mer est bien là… Article précédent : Suis-je marié à mon blog [...]

  4. [...] Article appartenant au recueil : RC4 - Le blog et moi, et moi… Article précédent : Monétisation: le serpent de mer est bien là… [...]

10 façons d’avoir toujours raison Et si votre CV est un peu court…


4D5D - L'aventure 2012

Accueil BVI | A propos | Blog 4D5D | Contact Flux RSS des commentaires    Referencement  Dictionnaire