BVI title
Visiter Entrer 4D5D.fr Télécharger Découvrir
Suivez
la carte ...
Les Recueils
en pdf
L'ebook gratuit
en téléchargement

Quand les actionnaires se goinfrent…

shareholders Devant le court-termisme ravageur importé des USA depuis quelques années, il est évident que le monde du business devient de plus plus en plus acéré. Les riches deviennent encore de plus en plus riche pendant que la pauvreté gangrène un plus grand nombre d’individus dont ceux des couches moyennes.

Même les pays riches commencent à sentir cette odeur de "pauvreté" qui gagne le quotidien de tous. On nous dit que nous avons plus de choses et bien d’autres choses mais cela n’endigue pas le sentiment que l’on se fait avoir quelque part. La logique veut nous prouver que nous avons un sentiment erroné.

Or malheureusement, plus le temps passe et plus l’on creuse la question, plus on se rend compte que la fameuse croissance nécessaire au bien de tous n’est qu’une croissance de dettes pour la majorité et une super croissance de profits pour une minorité.

Les bénéfices des multinationales n’arrêtent pas d’exploser tandis que partout la rigueur sévit. S’il n’y avait pas eu l’aventure des subprimes, les banques auraient annoncées des résultats impressionnants. Cela n’est pas gênant en soi mais c’est ce qu’il y a derrière qui est catastrophique.

Des centaines de milliers voire des millions de gens sont encore plus miséreux qu’avant. Engagé dans un cercle infernal du rendement financier, nous sommes tous et je dis bien tous impacté par ces magouilles du "business world".

Le tableau ci-dessous montre qu’à travers des opérations banales de rachat d’action, la richesse se concentre dans les mains de quelque-uns. Au début, c’était des personnes physiques mais maintenant cela devient de plus en plus des entités morales comme les fonds de pension ou d’autres multinationales par exemple.

Ces entités morales ne font que donner une pression encore plus grande car il n’y a aucun sentiment, aucune éthique véritablement car seul compte le résultat financier. Normal me direz-vous car après tout cela n’est-il pas la demande de ses actionnaires…

Certes, ok mais qui sont véritablement ces actionnaires ? Quelques gros qui ne sont pas à un délit d’initié près mais surtout la masse, la meute de ses millions de gens qui espèrent gagner un supplément à leur "petit" salaire. C’est un cercle sans fin car le pauvre appauvrit les autres pauvres dans l’espoir d’un gain !

A ce jeu, seul les plus nantis peuvent s’en mettre plein les poches véritablement. Regardons ce tableau juste ci-dessous pour se rendre compte que derrière cette opération de rachat des actions par l’entreprise elle-même (et souvent à crédit ) n’est en fait qu’une manière déguisée de concentrer le nombre d’actionnaires.

rachat-action

Tout cet argent, au lieu d’être redistribué aux employés ou simplement investit dans la croissance de l’entreprise, est tout simplement détourné au frais de la princesse juste pour quelques uns. Regardez simplement le premier qui "détourne" 2,6 milliards d’euros alors on comprend que Gandranges ne vaut même pas leur attention.

Ma réflexion, tirée de cet article, va au-delà de l’explication rationnelle qui y est donnée. C’est tout simplement de l’appropriation légale au détriment de la majorité. On peut certes hurler au loup quand j’écris cela mais cela ne l’empêche pas d’être une réalité dans la non-augmentation des ressources distribuées aux salariés.

Quelques uns bénéficieront de quelques stock-options afin d’être invité calmement dans le cercle restreint de ceux qui touchent au jackpot. Les abus de ces dernières années (de quelques patrons et cadres dit supérieurs) commencent vraiment à énerver le "peuple" qui trime tous les jours pour en définitive ramasser des dettes !

Mais là où les gens sont surtout inconscients c’est quand ils cherchent à gagner des sous via la bourse. Ils ne s’imaginent pas qu’en faisant cela ils créent des injustices dont un humain aura à payer le prix. Cela est d’autant indolore que cela se passe ailleurs dans des pays moins riches que la France.

La moinde chose achetée à "pas cher" démontre tout simplement qu’un autre être humain trime au bout de la chaine. On me répliquera " mais ils n’ont pas les mêmes coûts pour se loger, etc…". Oui, c’est vrai mais au final, ils ne gagnent rien non plus pour qu’ils puissent sortir de leur misère.

Joindre les deux bouts à chaque fin de mois est une constante universelle pour l’être humain à l’exclusion de ceux qui tirent les ficelles d’une manière légale ou non. Si nous connaissions véritablement les conditions de vie et de travail de ceux qui ont fabriqué ce que nous achetons, nous nous sentirions peut être un peu mal à l’aise.

Aujourd’hui la mondialisation n’est que la globalisation d’un système qui a pour objectif d’enrichir quelques uns au détriment de tous. Et s’il faut que la planète Terre doivent en mourrir, eh bien elle mourra car les actionnaires se foutent de cela. Ils ont des conditions de vie qui les mettent au-delà de cette perspective.

La pieuvre financière ne relâchera jamais son étreinte car notre croissance ne dépend aujourd’hui que de notre capacité à nous endetter. En d’autres termes, cela veut dire que nous travaillons pour payer une dette et non pour gagner un plus. Nous sommes devenus des esclaves d’un système de consommation, d’une logique qui n’aura qu’une fin : celle de l’homme mais avant lui, tout le reste sera mort.

Le miroir aux alouettes "matérialistes" n’est là que pour faire gober au peuple qu’il n’est qu’un esclave qui se doit de travailler afin d’avoir le droit de survivre. Et puis, s’il est heureux cela voudra dire qu’il a été suffisamment du côté du sonnant et trébuchant et qu’il ne vivait pas que d’espoir.

Laurent DUREAU


Tags :crise, économie, globalisation, stratégie

Articles en relation

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous au blog par mail ou flux RSS : vous recevrez automatiquement les nouveaux articles !
  |   Cet article a été visité 778 fois

Les commentaires sont fermés.

Today I’m moving away… and apart ! Référencement googlesque


4D5D - L'aventure 2012

Accueil BVI | A propos | Blog 4D5D | Contact Flux RSS des commentaires    Referencement  Dictionnaire