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Quand nos enfants nous accuseront…

dev-durable-3 Il est vrai qu’à bien y regarder, jamais l’humanité n’a été si proche d’une destruction aussi radicale. Au nom de nos enfants et de l’héritage “naturel” que nous leur laisserons, une vague de Développement Durable secoue les consciences.

Les jeunes s’investissent à fond tandis que les vieux s’en foutent. Eux, ils auront vu plus d’espèces vivantes que leurs descendants n’en verront jamais. Eux, ils sont à la retraite et désirent profiter de la vie au max car avant ce n’était pas le cas.

Les vieux et les quelques moins vieux, qui n’ont pas viré dans l’écologie depuis 20 ans, se foutent vraiment de ce qui se passe. Extérieurement, ils sont d’accord avec tout le monde mais rien au monde ne leur fera changer leur mode de vie.

Ils en ont trop bavé avant, surtout s’ils viennent après la vague du papy-boom. Les autres en ont profité à mort et eux ils doivent se serrer la ceinture de nouveau. Alors ils se disent, après tout, je ne suis qu’un grain de sable et cela ne va pas changer grand chose.

D’un certain point de vue, ils ont raison mais d’un autre, ils ont tort. Alors on voyage en 4×4, en mobile-home, en avion et on consomme à fond comme n’importe quel touriste en mal de bien-être. Après tout c’est la vie !

Et puis, certains se rendent compte que les générations d’aujourd’hui sont plus malades, moins résistantes que les anciennes et que le monde est devenu une prison empoisonnée. Maintenant on parle de bio car tout est empoisonné !

Avant tout était bio, alors on n’en parlait pas vraiment. Maintenant, pour faire l’écolo de service ayant des principes de développement durable, il faut manger bio, mettre un récupérateur d’eau pluviale pour les salades et quelques cellules photovaltaique sur les loupiotes du jardin (pour faire beau la nuit !).

On se donne bonne conscience mais on n’éteint toujours pas les lumières. Les poubelles sont toujours aussi pleines. La climatisation est entrée dans la maison. Le frigo est plus grand, le congélateur aussi. Quand à la voiture, plus c’est gros mieux c’est !

On parle d’énergies renouvelables qui auront peine à juste couvrir l’augmentation de la consommation électrique. On est sincère, on a vraiment pris conscience du danger pour la planète mais elle est si grande, si vaste, si immense qu’il ne vaut même pas la peine de réduire véritablement son train de vie.

Son steack, ses hamburgers, ses produits laitiers, tout cela c’est normal sauf qu’en terme de poids, les vaches sur Terre pèsent plus que tous les humains réunis: 2,4 milliards de bovins pour assurer la bonne bouffe. A 650 kg en moyenne l’unité, on voit bien que l’humain n’est pas la race qui prédomine.

Rien qu’en Suisse, la première place pour la pollution en terme de gaz à effet de serre ne revient pas au parc automobile mais à celui des vaches qui broutent paisiblement ! Alors, les spécialistes rigolent un peu quand on leur dit qu’il faut baisser l’émission de CO2 pour les voitures. (Voici un petit papier là-dessus)

D’un côté on va gagner 10% tandis que l’autre on augmentera par 50% et plus en augmentant le nombre de vache au mètre carré. Depuis que les chinois se sont convertis au yaourt, il y a pénurie de lait dans le monde. Même les allemands en 2008 commencent à grogner devant la montée des prix laitiers.

Derrière des marchés commerciaux anodins se cachent de véritables bombes à retardement écologiques. Mais cela on s’en fout parce que “business is business”. Aux politiciens d’organiser des grenelles de l’environnement pour amuser la galerie car le combat est vraiment ailleurs !

Je vous soumet donc une petite vidéo au titre évocateur “Nos enfants nous accuserons” où vous découvrirez que les générations futures sont mal barrées pour soi-disant trouver la solution qui sauvera la planète Terre. (Suite à des problèmes techniques, le serveur de ce site semble peiner durement pour délivrer la vidéo correctement. A la demande donc de certains lecteurs et lectrices, voici le lien pour télécharger directement la vidéo.)

Pour enfoncer le clou, voici un petit mémo sur notre alimentation industrielle. Voici la liste des produits classés par l’hôpital de Villejuif :

Les produits cancérigènes :
E 63, E 123, E 131, E 142, E 211, E 213, E 214, E 215, E 217, E230,

Les toxiques :
E 220, E 221, E 222, E 224, E 321, E 338, E311, E 312 (attaque le système nerveux);
E 330, E 339, E 340, E 341, E 407, E 450, E 461, E 463, E 465,
E 466 E 230, E 231, E 232, E 233 E 200 (suprime vitamine B12); E 320,

Les suspects :
E 102, E 110, E 120, E 124, E 125, E 141, E 150, E 171, E 172, E 173, E 240, E 241, E 477

Maintenant voyons quelques chiffres significatifs. Pour alimenter le bétail, la France dédie 35% de ses surfaces cultivables, les USA 57%, la Suisse 72 % et l’argentine 84 %. 45% des céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail. Rien qu’en redistribuant cela aux humains, la famine disparaitrait totalement de la terre !

Pour fabriquer 1 calorie animale, 11 végétales auront été nécessaires ! La France importe 1/4 de sa production annuelle de céréales pour nourrir ses animaux car cela revient moins cher que d’utiliser les céréales locales. C’est une façon de dire que nous pillons les pays du tiers-monde pour manger notre steack.

L’Europe utilise 7 fois sa superficie agricole en terres du tiers-monde pour produire de quoi nourrir son bétail ! Voici un petit tableau évocateur :

vegetarien-1

Si on mangeait tous comme des américains, 4 milliards d’êtres humains devraient mourir de faim ! Si on se met à manger à la japonaise, le monde mangerait à sa faim. Nous sommes en tant qu’européen entre les deux et cela indique que nous mangeons au détriment des autres…

Pour en savoir plus, je vous recommande ce petit pdf ” Quand la vache du riche affame le monde “. 5 pages de lecture pour bien comprendre qu’avec notre banal steack ou hamburger, on est loin d’être dans le développement durable !

Et puis profitez-en pour faire un détour sur ce site plein de ressources à propos de la nourriture où une documentation complète et générale est en téléchargement. Allez je vous mets aussi un autre petit lien évocateur ” Par-delà les champs de massacres… “.

Si après cela vous vous demandez si je suis végétarien, la réponse est oui. Et cela fera 30 ans en octobre de cette année. Je suis même allé plus loin mais cela est une autre histoire et chacun ajuste son éthique personnelle selon ce qu’il lui plait de vivre ou non.

Allez, je vous laisse car la petite vidéo est vraiment sympa et quelques pdf vous attendent pour lecture.

Laurent DUREAU

Article appartenant au recueil : RC22 - A notre Mère, la Terre
Article suivant recueil : Pétrole et uranium : même combat !
Article précédent : Aujourd’hui, c’est l’été et pourtant il pleut à verse !


Tags :alimentation, dév durable, énergie, terre

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16 Réponses pour “Quand nos enfants nous accuseront…”

  1. Yep, bon article. A propos du bétail, l’élevage est bien la première source de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et c’est aussi un gros facteur de pollution des sols. Rien que l’élevage bovin produit plus de gaz à effet de serre que les automobiles. Voici un lien du FAO (organisme émanant de l’ONU http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html qui confirme ceci).

    Certains affirment que rien qu’en devenant végétarien, on réduit de 80% son impact sur l’environnement.
    D’un point de vue de l’impact sur l’environnement, mieux vaut donc être un végétarien qui roule en gros 4-4 qu’un écolo mangeur de steak qui roule à vélo. (Bien qu’a priori, y’ait peu de chances de trouver un végétarien qui roule en 4-4 ;) )

  2. Bonjour Laurent,
    merci de cette petite vidéo!
    Il est, en effet, grand temps de nous réveiller et de changer nos comportements; se mettre en adéquation avec ses valeurs peut prendre du temps, mais chaque changement, chaque prise de conscience, est un pas dans la bonne direction!
    Peut-être que cela ne suffira pas pour changer le monde, mais c’est toujours mieux que de rester sans rien faire.
    Et je veux croire que, si nous avons l’intention de sauver notre Terre et que nous portons attention à chaque geste, individuellement, nous arriverons à améliorer la situation.
    Éternelle optimiste que je suis… :grin:

  3. Bonjour Allban,

    Merci pour ton information et ta confirmation. De plus, nous ne parlons que de l’effet de serre ! Maintenant on peut aussi déplacer l’attention sur le bétail des mers. En effet, les fermes marines qui élèvent des poissons ont elles aussi un très fort impact sur la pollution des mers.

    Mais tant que le saumon sera à l’honneur ainsi que d’autres poissons pour compenser la “matière grise” comme on veut nous le faire croire, je pense qu’un végétarien qui roule à vélo (puisqu’en 4×4, on estime qu’il n’y en a pas), il pourrait faire mieux d’éviter de remplacer le steack frite par le poisson frite.

    Il faudrait donc pousser le bouchon à végétalien mais là, cela relève de l’utopique comme à l’idée qu’en interdisant la cigarette dans les lieux publics, on diminuera le nombre de fumeurs…

    Bref, on est pas sorti de l’auberge et avant que l’humanité tourne la page pour une alimentation moins destructive, on se sera fait pourrir par les OGM ! :cool:

  4. Bonjour Brigitte,

    J’apprécie l’optimisme au féminin mais je crois qu’il ne faut pas se la jouer trop dans le style du joueur invétéré qui pense que le dernier coup qu’il va jouer va le sauver de la faillite et qu’il récupèrera toute sa mise voire plus.

    L’humanité, aujourd’hui est comme un enfant qui se dit “il y a bien quelqu’un qui un jour trouvera une réponse à mes conneries”. Sauf que là, ce sont les parents qui scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils sont en train littéralement du tuer leur descendance et l’environnement qui va avec.

    Je n’ai jamais vu un problème récurrent se résoudre quand on y apporte toujours la même remède que l’on sait qui ne marche pas. Bref, le temps nous est compté et comme tout le monde à l’air d’avoir des difficultés à mettre sa pendule à l’heure, je pense qu’il faudra attendre carrément l’interdiction d’élever du bétail pour faire comprendre que la viande n’est plus de mise.

    Malheureusement d’ici-là, il nous arrivera ce qui s’est passé sur l’ile de Pâques. On implorera les Dieux dans l’espoir de nous sauver. Ils sont tous morts, en laissant derrière eux une ile totalement rasée et une énigme. :neutral:

  5. Juste une petite précision, dans ma tête,
    -végétarien = qui ne mange pas d’animaux (donc pas de poisson) et
    -végétalien = qui ne mange pas de produit issu des animaux (donc une alimentation uniquement végétale, sans lait, et si on va jusqu’au bout, on ne porte pas de vêtement en cuir non plus). Mais je sais que les définitions diffèrent selon les gens.

    Pour le reste on n’est en effet pas sorti de l’auberge mais n’oublions pas le pouvoir de la perspective que nous adoptons sur la situation.
    -Il y a les faits (l’environnement est négativement impacté par l’activité humaine)
    -Et il y a notre réaction émotionnelle aux faits (par exemple : soit on est optimiste, soit on est pessimiste, pour schématiser). Ce second point, la réaction émotionnelle, est un choix, que nous en soyons conscients ou pas. Je pense que notre efficacité à agir pour améliorer une situation dépend en partie de ce choix.
    Plutôt que d’être convaincu que ça va empirer, (même si c’est difficile, j’avoue) on peut aussi se dire que c’est par manque d’information que les gens agissent comme ils le font. On peut aussi se dire que la situation peut changer grâce à un petit nombre de gens montrant l’exemple. Il y a une citation qui dit en substance “il ne faut pas croire qu’un petit groupe de gens ne peut pas changer le monde…En fait, c’est la seule manière qui ait jamais été utilisée pour changer le monde”.
    Je pense qu’être dépité n’apporte pas de “valeur à ajoutée” à la situation. Selon moi, soit on agit pour changer la situation, en commençant par se changer soi-même, soit on accepte totalement la situation.

    La résistance au fait que l’environnement va mal et que la Terre souffre est compréhensible, mais de toute façons, la Terre disparaitra un jour quoi qu’il arrive. Sachant cela, on peut décider soit d’agir pour la protéger parce qu’on apprécie cette “lutte” si j’ose dire, soit de ne rien faire, parce qu’on n’a d’autres trucs en tête. Quoi qu’il en soit, dans la perspective de l’Univers, cela n’a pas grande importance.
    Qu’en pensez-vous ?

  6. Bonjour Laurent,

    Pour une fois je vais jouer l’apôtre du…. :twisted:

    Beaucoup de ce que vous dites est vrai, mais…

    :arrow: Quand nos enfants nous accuserons… les enfants accusent toujours!
    Paradoxalement, à chaque génération, à partir d’un certain âge, les gens commencent à parler du “bon vieux temps”. Les enfants d’aujourd’hui accusent ceux d’autrefois d’erreurs, tout en commettant d’autres erreurs dont les enfants de demain les accuseront.
    Quelles sont les erreurs fondamentales? Il s’agit en premier lieu des réactions excessives, passant souvent d’un extrême à l’autre, de la précipitation et d’une vision qui se limite souvent à notre durée et notre cadre de vie.

    :arrow: Les chercheurs découvrent des produits toxiques, mail il en faut!
    Notre système immunitaire est comme un muscle, sans entrainement il dépérit. Certains remèdes sont en fait des produits qui, en plus grande quantité, s’avèrent toxiques. L’essentiel n’est donc de les éliminer mais les contenir dans des proportions utiles, en éliminant ceux crées par l’homme qui ne nous apportent rien.

    :arrow: Éliminer la faim dans le monde en devenant végétarien/végétalien?
    L’Afrique est souvent citée comme lieu de famine. Pourtant le potentiel agricole de ce continent pourrait largement suffire à les nourrir. Si l’idée d’éliminer le bétail est novatrice, se limiter à l’aide alimentaire est une erreur qui a déjà été commise. Il convient au contraire d’apporter une stabilité sociale et politique, notamment au Zimbabwe, ancien “grenier de l’Afrique”, ainsi qu’une aide économique au développement de l’agriculture locale. S’il faut aider ces pays à faire face à la famine actuelle, une solution durable ne viendra qu’en les aidants en parallèle à pouvoir par la suite “se payer” leur propre nourriture.
    N’oublions pas non plus qu’avec la pénurie et le coût croissant du pétrole le développement des biocarburants vont accroître la demande agricole.
    Si la solution végétarienne/végétalienne ne peut contribuer à lutter contre la famine, pourrait-elle aider à lutter contre le problème grandissant de l’obésité? Je ne pense pas que de telles extrémités soient une solution. N’oublions pas que l’être humain est un animal omnivore. Nul ne sait ou cela peut nous mener. La crise de la “vache folle” est une leçon qu’il convient de retenir.

    Quand à “l’effet de gaz de serre” émanant du bétail, le jour où ceci constituerait LE problème majeur…il n’y aura plus de problème. Partisan de la règle des 20/80, je pense plus utile de ce focaliser sur les éléments majeurs de ce problème, à savoir la pollution industrielle et urbaine, ainsi que la déforestation mondiale.

    :arrow: Jamais l’humanité n’a été si proche d’une destruction…oui mais…
    A la chute de l’Empire, les Romains, gallo-romains etc. croyaient à la fin du monde.
    Pendant la Guerre Froide, la crise des fusées à Cuba à bien faillit précipiter un holocauste nucléaire mondial.

    La crise actuelle est bien réelle et les conséquences possibles désastreuses à l’échelle planétaire. Il faut donc, plus que jamais, l’aborder avec pragmatisme et une tête froide, dissociant l’essentiel de l’accessoire, les symptômes des causes fondamentales.

    :arrow: Que faut-il retenir?

    Nous sommes en pleine transition. L’ancien modèle économique, valable jusqu’à la fin des années ‘70, ne l’est plus aujourd’hui. Le nouvel est en gestation. Nous tâtonnons pour la réaliser mais, à l’instar de la révolution industrielle, nous ne serons conscients de l’aboutissement qu’après.

    Les avancés technologiques de transport et de communications ont “rétrécis” le monde, instaurant ce phénomène que nous appelons la mondialisation. Ce qui l’accompagne révèle le besoin de solutions planétaire…qui sont en opposition avec les systèmes politiques encore en vigueur sur l’ensemble du globe.

    De même, il y a une accélération des avancées technologiques. Nous avons appris à voler il y a à peine plus de cent ans; aujourd’hui nous disposons des connaissances pour mettre des hommes sur Mars. Pourtant la famine et la misère existent encore, nous n’arrivons pas à endiguer le réchauffement climatique provoqué par l’homme et ne maîtrisons pas les conséquences de nos découvertes. Que ce serait-il passé si Néron avait disposé de l’arme nucléaire? Plus que jamais il est nécessaire de faire évoluer en harmonie les connaissances, la compréhension et la sagesse.

    Autrefois pour apprendre, en dehors de l’enseignement, il fallait aller chercher l’information. Aujourd’hui nous en sommes inondés, par les médias, internet etc. Trop d’information tue l’information, surtout quand il faut filtrer, trier et “traduire” l’information. Comment justifier que deux journaux puissent présenter une vision totalement opposé d’un même événement ou que, par exemple, les vacances de M.SARKOZY passent en première page, avec des événements économiques important ou des drames humains en troisième ou quatrième page? Il faut soit pouvoir “discipliner” l’information produite, soit apprendre et disposer des moyens de filtrer et traduire ce qui est important.

    Les problèmes actuels de réchauffement, de risques (ex. OGM) et de famines soulignent tous un besoin essentiel, la vision à long terme, au-delà de nos vies propres. Cela suppose et nécessite une évolution culturelle majeure, à l’échelle planétaire. Faut-il baisser les bras devant l’ampleur de la tâche? Non, seulement prendre conscience qu’il s’agit d’un travail compliqué et de longue haleine, dont nous n’en verrons probablement pas l’aboutissement.

    Cordialement

  7. Bonjour Alban et Jean,

    Je tiens à vous remercier de vos longs commentaires et malheureusement je ne vais pouvoir y répondre à chacun des points, néanmoins je vais en aborder quelques-uns.

    La vision optimiste / pessimiste dépend du schéma de fonctionnement de l’individu. personnellement ma première vision est pessimiste mais elle me permet de voir tout de suite ce qui ne va pas et d’y apporter une solution plus efficace.

    Le positivisme me masque la vue et m’empêche de pouvoir réagir correctement. Pour moi cela me chloroforme et je ne fais plus rien. C’est en cela, que je dis oui au positivisme mais pas à celui du 1er niveau mais à celui qui vient après le négativisme.

    Donc pour info je suis végétarien depuis 30 ans, végétalien depuis au moins 10 et cela fait 30 ans que je travaille directement ou indirectement pour l’environnement. A cet effet, une petite pierre peut effectivement entraîner le basculement d’un individu ou faire office du petit caillou dans la chaussure qui dérange.

    Chacun agit en fonction de ses moyens autant matériel que mentaux pour faire comprendre les enjeux, et ce blog n’est qu’une petite partie de ce que je fais (entre autre).

    La Terre s’en sortira comme d’habitude mais c’est plutôt nous qui vont avoir de forts soucis. Une forme de vie en remplacera une autre. Alors quand je dis que la Terre va mourir, je veux dire que c’est la Terre dont nous avons besoin pour vivre qui va mourir.

    C’est vrai que je suis, d’une certaine façon, dépité mais cela ne m’empêche pas de continuer à agir. Je constate seulement que, contrairement à ce que dis Jean, ce n’est pas la technologie qui nous sauvera et que parce qu’on en a déjà vu, on en verra encore.

    Contrairement à ce qu’on l’on nous a fait croire, l’homme n’a jamais été sur la Lune et n’ira pas plus loin. Entre lancé une sonde de 350 kg et déménager une future humanité, il y a quand même quelques ordres de grandeur. D’abord, il n’y aura aucun carburant en quantité suffisante sur Terre ne serait-ce que pour envoyer 10.000 humains sur Mars avec tout le matériel nécessaire.

    Pour la fumisterie de juillet 1969 avec Armstrong, ou les supposés attentats du World Trade Center et Pentagone, tout cela n’est que de l’intox. Il y a des tonnes d’info à ce sujet sur internet qui démontrent preuves à l’appui qu’on se fait prendre pour des billes.

    Grâce à la stratégie du ” trop d’info tue l’info “, comment feriez-vous pour noyer l’info essentielle sur internet et dans tous les médias ? C’est simple : il faut tout simplementy matraquer l’info et la contre-info pour noyer le poisson dans l’eau.

    Compte-tenu du questionnement quotidien de la masse des consommateurs, pas besoin d’être sorti d’Harvard pour comprendre qu’il n’y aura qu’une minorité qui pourront faire le tri et réagir en conséquence ! C’est alors que l’inertie du système fait qu’il est impossible, ou du moins très pénalisant, de faire bouger les choses.

    Quand le con-sommateur réalisera qu’on l’a pris pour une bille, il fera comme toujours “la Révolution” en détruisant tout afin d’installer un autre système encore plus terrible. L’histoire de l’humanité à ce sujet est édifiante.

    Alors si Néron avait eu la bombe nucléaire, nous serions probablement plus là pour en discuter car la planète aurait été certainement déjà nettoyée d’une espèce animale qui se dit pensante mais qui réagit plus comme un animal que par une humanité dont on se réclame.

    Notre comportement n’a rien “d’humain”, ce n’est que du pré-humain qui voudrait être à la place du calif alors qu’il n’est encore qu’un mendiant en amour. Quand on commencera à prendre véritablement nos responsabilités en main, alors pourrons-nous alors une éthique envers notre prochain mais aussi envers ces animaux que nous martyrisons au nom d’une diététique qui nous tue ! :???:

  8. Laurent,

    Quelques points sur tes réponses.

    Sur le bétail, les végétariens et les végétaliens, mes commentaires n’étaient pas destinés à blesser ou agresser et je présente mes plus plates excuses s’ils ont pu être pris ainsi.
    Comme je l’ai dit l’être humain est un omnivore. Je n’ai connaissance d’aucune étude sur les risques de tels régimes alimentaires et je ne pense pas que le nombre relativement restreint de personnes qui le pratiquent prouvent que tous peuvent s’y mettre sans risques.

    Les exceptions ne confirment pas toujours la règle.

    Au niveau de la technologie, mon point était qu’il s’agit d’une arme à double tranchant. Dans ce domaine nous allons de plus en plus vite mais, quand à savoir si nous allons dans la bonne ou dans la mauvaise direction…

    “Trop d’info tue l’info” surtout, comme tu l’indique, quand il y a une bonne dose “d’intox”. Le problème n’est pas de savoir si tous le monde peut distinguer le vrais et le pertinent du faux et de l’accessoire, mais comment y arriver.

    L’erreur est humaine. L’humanité est presque toujours consciente de ce qu’il conviendrais de faire avant d’en être réellement capable. L’évolution sociale, responsable et humaniste progresse lentement alors que le contexte actuel nécessite que l’on “presse le pas” dans ces domaines. Nous progressons surtout pas nos erreurs…à condition de les comprendre et d’y survivre.

    Malgré un certain cynisme je ne doute pas que nous surmonterons les crises actuelles, mais pas sans peine.

    Cordialement

  9. Bonjour Jean,

    Comme tu le sais, je suis assez épidermique quelque fois surtout face aux gens qui se réfugient derrière le groupe afin de ne pas prendre ses responsabilités. Il est toujours facile de dire je ne sais pas quand l’info est partout.

    Ce qui est le plus regrettable c’est quand on le conjugue au passé dans le style ” je ne savais pas”. Mon père avait, vers la fin de sa courte vie, pris conscience de ses bêtises ou conneries qu’il avait faite dans son premier demi-siècle.

    Mon père ne m’a pas appris grand chose d’un point de vue spirituel et cela se résume en une seule phrase. ” Si j’avais su…”. C’est le plus grand enseignement que j’ai reçu dans ma vie. Depuis lors, j’ai appris tout ce que je pouvais mais j’ai aussi surtout pris des décisions avec beaucoup plus de sagesse sans pour cela me réfugier dans la sécurité.

    Je ne pourrai jamais dire “j’ai raté ma vie parce que….” car à chaque instant je mesure la portée de mes décisions et je les assûme pleinement. J’ai très souvent été puni pour avoir enfreint des règles quand j’étais jeune mais maintenant je continu à enfreindre celles qui me limitent sans pour cela franchir celles qui sont juridiques.

    Je suis un innocent qui n’arrête pas d’enfreindre les idées reçues, les traditions, les rumeurs, les peurs et la culture locale, surtout si elles vont à l’encontre de mon éthique et de mes valeurs. En résumé je suis un empêcheur de tourner en rond que l’on ne peut pas épingler.

    Si j’étais en Chine, ou tout autre pays totalitaire, il est clair que mon quotidien aurait été celui du goulag ou de toute chose assimilée… :cool:

  10. Excellent article.
    Je suis convaincu qu’il faudrait très peu de temps pour retourner l’opinion publique et en faire des “acharnés” écologistes.
    Cela nécessiterait beaucoup d’investissement politique (de propagande, pour être franc) mais de telles choses ont déjà été réalisées au cours du siècle passé.

    Le problème est simplement que l’on ne s’en donne pas encore les moyens.

    SBN

  11. Bonjour Sébastien,

    Malheureusement sans tomber dans le pessimisme, je crois qu’il va manquer du temps avant qu’une majorité “d’acharnés” ait du poids pour faire basculer l’ensemble. Quand Monsanto n’existera plus ainsi que quelques grosses multinationales industrielles et monétaire, on aura des chances ! :wink:

  12. moi je trouve trop bien de faire ça !!!!
    ps: comtinuez

  13. Merci Fifio ! :cool:

  14. [...] appartenant au recueil : RC22 - A notre Mère, la Terre Article suivant recueil : Quand nos enfants nous accuseront ! Article précédent : Bali, or not to be [...]

  15. :smile:
    “Les jeunes s’investissent à fond tandis que les vieux s’en foutent”, personnellement, parmi les milliers d’étudiants que je croise en IdF, si j’ai rencontré une dizaine de “jeunes qui s’investissent”, et même pas à fond c’est tout.
    Alors, l’objectif est-il de culpabiliser ??…

  16. Bonjour Yves,

    En effet, l’objectif n’est pas de culpabiliser mais en date d’aujourd’hui, il est évident que la donne a changé concernant les jeunes. Ils sont en train de passer à autre chose car le monde dit de “3D” est tout simplement en train de couler.

    Dit autrement, pourquoi s’investiraient-ils dans un système qui de toute façon est condamné ? Même s’ils n’arrivent pas à formuler le pourquoi de la chose, ils le ressentent en eux. Il se passe autre chose maintenant qui est autrement plus important que d’essayer de réparer un vaisseau amiral qui coule.

    Pour plus d’info, va sur mon autre blog car celui-ci fait lui aussi partie de ce qui n’est plus actualisé.
    Bien à toi,

Les 7 plans d’harmonisation de l’être humain (6) Que la richesse soit avec toi ! (4)


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