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Ecrire mieux et plus souvent, est-ce possible ?

ecrire-mieux C’est probablement l’une des nombreuses questions que se posent la myriade de blogueurs amateurs qui aimeraient en faire plus, en mieux tout en prenant son pied à le faire et sans pour cela y passer tout son temps !

Quadrature du cercle pour certains, enfantillage pour d’autres, le plaisir d’écrire se découvre comme on découvre l’amour tout simplement. Au début, on veut essayer pour connaître, pour savoir ce que cela fait mais une réelle timidité nous incommode au départ.

Moi, le technicien, l’anti-littéraire, l’anti-baratin de l’écriture, l’anti-romancier à l’eau de rose tout juste bon à lire les BD, il fallait que je m’arrache déjà pour lire un mode d’emploi. Le simple fait de voir tant de mots écrits sur des pages sans relief, juste une enfilade de lettres, me donnait suffisamment le blues pour ne pas lire.

C’est vrai qu’à l’école, la lecture ce n’était pas du tout mon fort jusqu’au jour où j’ai lu le grand Meaulnes. Avant , quand je découvris ce qu’était une bibliothèque une fois arrivé en 6ème, je ne prenais que des livres avec des photos ou des belles illustrations techniques style “comment ça marche”.

J’étais curieux, je voulais savoir, comprendre alors me faire lire un roman totalement fictif avec la description d’émotions, de sentiments et d’amourettes à n’en plus finir était vraiment hors de mon champ d’attention. Seulement voilà, en 4ème, le grand Meaulnes me fit voir la vie différemment.

Je me rappelle encore quand je fis fondre ma prof de français en lui demandant s’il existait d’autres livres du même genre. Connaissant la brute que j’étais à l’époque, elle en était restée vraiment sur le derrière. Cro-magnon qui voulait découvrir fleurette, c’est vrai que cela faisait un peu désordre !

Enfin bref, elle me conseilla un livre dont je ne me rappelle plus le titre mais qui apparemment ne me laissa pas un grand souvenir jusqu’au jour où je découvris que mon père aimait lire les polars. J’ai commencé par un James Bond. Cela m’a été fatal !

C’était le début de l’été, et donc plus d’école. Complètement allumé par le 1er James, j’ai englouti toute la bibliothèque du père. Il y en avait au moins 200 bouquins et les San Antonio, cet été là, m’ont fait littéralement jouir de tous les neurones car il y avait de l’action, des intrigues, des femmes et surtout un vocabulaire très imagé.

J’étais tellement devenu un passionné que tout le monde qui me connaissait me refilait tout ce qu’ils avaient sur les étagères. C’est ainsi que j’ai eu presque toute la collection des SAS, son altesse sérénissime le prince Malko, un incontournable comme James !

Entre-temps, quelques Guy des Cars, romans à l’eau de rose pour demoiselle rêveuse de princes charmants, complétèrent mon humble éducation littéraire jusqu’à l’armée où Science & Vie ainsi que le Nouvel Obs les détronèrent.

Puis 30 ans après, je n’avais toujours pas écrit quelque chose jusqu’à la naissance de ce blog. On peut dire que ce fut pour moi une découverte tout en étant une tentative un peu téméraire. Qu’allais-je donc écrire, pour dire quoi et surtout de quelle manière ?

N’ayant fait aucune étude littéraire ou philosophique parce qu’après la 3ème, j’ai fait des études très courtes pour me retrouver dans le BTP avec le casque et les bottes sur les chantiers. C’est vrai qu’avec mon physique, je suis l’anti-crevette du penseur évanescent.

Du lourd, du concret, du logique, du costaud était plus dans mes cordes que du léger, de l’évanescent, de l’irrationnel, de l’émotionnel et du virtuel. Et pourtant aujourd’hui, malgré tous les freins du mental, j’écris avec plaisir dans mon style et sans complexe.

D’ailleurs tout au début de mon blog, je me demandais pourquoi des gens venaient me lire. Je ne voyais pas en quoi je pouvais être intéressant. J’écris un peu comme un lourdaud c’est-à-dire sans trop de périphrases (pour éviter de s’enliser probablement).

Alors en revenant, à la question initiale contenue dans le titre, la réponse est simple. Écrire mieux vient avec la pratique. Comme on dit, c’est en baskettant que l’on devient basketteur. Au début, on ne marque pas beaucoup de panier mais à la longue on vous accepte dans l’équipe…

Écrire mieux vient surtout, à mon humble avis, de l’envie de transmettre au plus près de ce que l’on ressent véritablement. Écrire mieux, c’est tout simplement être soi face à quelque chose qui ne vous répond pas.

Vous entendez les touches du clavier. Vous voyez un curseur clignoter et qui défile vers la droite à une vitesse toujours un peu trop lente à votre goût. Et puis, à intervalle régulier, vous lisez ce qu’il y a d’écrit pour voir si l’ordinateur a bien capté ce que vous lui disiez.

C’est vraiment con un ordinateur ! Il est au moins de la classe du quadrisomique mais je ne lui en veut pas. Après tout, qui aimerait se faire toujours taper dessus tout le temps et de se prendre des insultes régulièrement. Alors des fois, je comprends qu’il se rebelle un peu et qu’il plante. C’est sa façon à lui de nous dire je t’aime…

Écrire mieux commence donc par ne pas se laisser distraire par la technique dactylographique afin de rester concentré dans un état de transmission très maternel où l’envie de transmettre est au-dessus des contingences matérielles du temps et des bugs.

Si vous avez 10 mn pour écrire et que vous ne sentez pas la chose, allez voir ailleurs et revenez quand vous aurez toutes les conditions requises pour être vous-mêmes, sans aucune pression sinon celle de vouloir offrir de tout votre coeur.

Écrire mieux, c’est d’abord écrire avec tout son corps, toute son âme sans aucun détour ni artifice. Écrire mieux, c’est écrire ce que vous êtes à ce moment là. Cela permettra ainsi à vos lecteurs de ressentir vraiment une chaleur, un quelque chose qui passe dans cette masse de lettres qui se suivent.

Écrire mieux, c’est mieux communiquer avec vous-même par l’intermédiaire d’un clavier qui encaisse avec sérénité la force de vos gros doigts sur ces touches si petites. Écrire mieux commence donc par une osmose entre votre clavier et vous-même.

S’il est trop mou, vos écrits seront mous. S’il est trop dur ou trop sensible, vous allez probablement fatiguer et vos cervicales vous le diront. Pour moi, le couple homme-clavier est un must comme un bon lit pour dormir. Les deux doivent être aux anges !

Ensuite vient le logiciel avec lequel vous écrivez. J’en ai essayé plein mais celui qui me plait le plus est Windows Live Writer car il me permet d’écrire off-line c’est-à-dire sans être connecté à l’internet et il n’a jamais perdu un seul de mes textes.

Même quand il plante, il récupère jusqu’au dernier caractère de votre dernière furie. Il est d’une ergonomie superbe et surtout il vous permet d’écrire votre billet avec exactement le look de votre blog. C’est un 100% WYSIWYG. Le top, tout simplement.

Puis quand on a l’outillage au top (clavier + soft), l’écrire mieux se transforme naturellement en écrire plus souvent tout simplement. Quand la partie technique ne fait plus partie de votre monde car elle a su se faire oublier alors les vannes de l’inspiration s’ouvrent comme par magie.

Plus rien ne peut venir freiner votre enthousiasme à écrire, même pas les fautes d’orthographe ! Vous tapez au kilomètre tout ce qui vous passe par la tête, les tripes et les sentiments. Plus cela sera naturel et plus vos articles auront de l’impact.

Souvent donc, quand je me sens inspiré sur un sujet, j’écris tout ce que je peux sans discontinuer. Après, plus tard, je tronçonne, je relis, je corrige et je décide de la date de publication.

Un article peut donc se retrouver tronçonné en 2, 3, 4 voire jusqu’à 9 ou 10 articles. Maintenant avec la pratique, les coupures se font au fur et à mesure de l’avancement de l’écriture. Donc je copie-colle le titre en rajoutant simplement un numéro à la fin.

C’est vraiment un vomi de mot qui sera plus tard corrigé de ses fautes de frappe puis mis en couleur et enfin agrémenté d’une belle petite photo. C’est seulement ensuite que je publie le tout en rajoutant les tags, la date de publication et en remplissant les quelques champs techniques (All in one SEO et le champs des pings / trackbacks).

Je ne fais pas tout en une seule fois car il ne faut pas mélanger les opérations pour vraiment être efficace. La fougue pendant l’écriture transmet l’émotion alors que la relecture plus tard permet les corrections en tout genre.

Ensuite vient le côté technique qui devrait être normalement suivie d’une période de promotion. Il est clair que cette dernière étape est souvent négligée alors qu’elle est en fait aussi importante que la première. A quoi bon écrire quelque chose de bien si personne ne vient vous lire ?

L’expérience m’a montré et démontré qu’écrire n’est pas vouloir se donner un style mais exprimer simplement ce que vous êtes le plus précisément possible sans pour cela se prendre la tête.

Je ne pensais pas avoir un style littéraire particulier mais force a été de constater qu’un certain nombre l’aimait beaucoup. Et comme on ne peut pas plaire à tout le monde, je pense qu’il est largement préférable de se faire plaisir d’abord car c’est ce qui conditionne véritablement votre succès.

Faire des écrits chloroformés à cause de ceci ou cela nuit véritablement à l’expression des différences. Il suffit de regarder une plaquette publicitaire d’une entreprise pour se rendre compte que personne ne la lit véritablement.

Écrire pour son blog, c’est d’abord mettre en avant votre unicité, votre vision du monde et permettre à d’autres de venir jouer dans votre bac à sable.

Écrire mieux et plus souvent se résume à dire : Venez jouer dans mon bac à sable car, tous les jours, il y a non seulement des nouveautés mais vous serez assurés d’en retirer un ou deux sourires intérieurs afin d’illuminer encore plus cette merveilleuse journée !

Laurent DUREAU

PS : Cet article a été écrit suite à la lecture du billet suivant sur l’excellent site de Gooooalz.com.


Tags :blog, blogueur, conseil, expression, internet

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5 Réponses pour “Ecrire mieux et plus souvent, est-ce possible ?”

  1. Merci beaucoup pour ces conseils. Et c’est vrai que le seul moyen efficace de progresser, c’est d’écrire. En d’autres mots, peu importe notre style d’écriture, l’important c’est de se lancer.

  2. Bonjour Pierre,

    C’est vrai que tant que l’on n’est pas dans l’action, le reste n’est que du vent qui alimente les discussions pour ne rien faire ! :cool:

  3. Bonjour Laurent,

    J’ai pour ma part une approche moins poétique de l’écriture d’un blog. Je me suis fixé une charte éditoriale relativement stricte et j’optimise mes articles pour le web.

    J’essaie notamment d’être le plus concis possible (je ne réussis pas toujours) et d’aérer mes contenus. A tort ou à raison, j’écris d’abord pour mon lecteur idéal, l’architecte, avant d’écrire pour moi.

    Un des outils qui a révolutionné mon processus d’écriture (et de travail) est là ou cartes heuristiques.
    Cela me permet notamment d’avoir à tout moment une vision globale claire des différentes parties d’un article et de leurs interactions. Les mind maps favorisent également la créativité.

  4. Bonjour Laurent,

    Il est évident que la ligne éditoriale change selon les objectifs du blog. J’ai fait tout comme toi dans les débuts car mon objectif était avant tout de faire du business en montrant ce qu’un CV ne peut montrer.

    Ce n’est que depuis mon nouveau blog sous WordPress que j’ai commencé à assouplir quelques limitations que je m’étais donné. Cela a abouti à ce que mon blog “Manager facile” devienne “Booster votre influence”.

    Pour moi cela est une continuation logique et sincèrement je ne savais pas que cela allait prendre cette direction.

    Enfin, le mind mapping est absolument obligatoire pour qui veut mettre ses idées en place d’une manière simple et structurée. J’utilise cette technique depuis maintenant 12 ans et j’ai vraiment assisté à la naissance de ce type de programme en informatique.

    Avant il fallait tout se fader à la main et je pétais les plombs car la page n’était jamais suffisamment grande. Mais quand les ordi sont devenus assez puissants j’ai acheté les programmes. Cela a commencé par un banal programme sur une disquette 3,5″ sous word. C’était alors vraiment du bricolage !

    D’ailleurs 10 jours après le début de mon blog, j’ai posté ce billet pour dire que c’est un élément crucial pour celui qui veut avancer dans la vie.

    Encore merci pour ton commentaire ! :cool:

  5. [...] tous les jours ouvrés depuis 2 ans avec une régularité incroyable. En plus, il a déjà écrit un article en réaction à mon billet sur “comment écrire plus souvent”, donc je pensais qu’il accepterait de me [...]

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