Comment reagir face à une perte d’identité
La vie vous malmène et vous ne savez plus vraiment qui vous êtes. Des vagues à l’âme vous assaillent comme des tsunamis et votre religion reste muette à vos attentes à cause du même discours qui n’a pas évolué depuis des siècles…
Quand on en arrive à ne plus savoir qui l’on est, que l’on doute de soi et de ses capacités, que l’on remet en cause la vie que l’on mène, que l’on se pose la question du pourquoi et de la nature des relations que l’on a avec les gens qui nous entourent, on peut se sentir alors un brin déboussolé.
Cela peut vous tomber sur le dos n’importe quand car, mécaniquement, un jour ou l’autre, vous y serez confronté. Croire que la vie n’est que la continuation de votre routine actuelle, et cela jusqu’au cercueil, est une vision assez enfantine de celui ou celle qui pense pouvoir maîtriser le déroulement de sa vie.
Cela peut se faire en fonction de l’âge (crise de fin de trentaine par exemple), ou d’un choc profond suite à un accident de voiture par exemple, ou la mort d’un proche, ou parce que l’on est viré après 30 ans de bons et loyaux services.
Bref, n’importe quoi d’assez “sérieux” peut vous faire vous remettre en question assez sérieusement pour vous sentir déstabilisé avec à la clé une remise en question tout aussi sérieuse.
Comme vous pouvez le constater, j’ai utilisé le mot sérieux 3 fois dans la phrase précédente. Cela n’est pas un hasard car c’est seulement quand c’est sérieux que nous sommes affectés. Or, qu’est-ce que veut dire “sérieux” sérieusement ?
“Qui n’est pas destiné à faire rire”, “Qui ne se laisse pas aller facilement à la distraction”, “Important, de grande conséquence”, “Qui s’applique fortement à son objet”, “Qui peut avoir des suites fâcheuses”, “Sincère, vrai”, “Ce qui est important, essentiel”, “Caractère de celui qui ne plaisante pas, qui est grave”, “Caractère de ce qui est doit être pris avec considération”.
On comprend donc que “sérieux” est une contraction de la vie où la densité de notre interprétation fait que l’on pense que c’est grave et que l’on ne s’en sortira pas indemne. On a donc le droit de ne pas en rire et ni plaisanter à son sujet !
Ne plus savoir comment on s’appelle est donc vraiment une étape ou un passage qui nous fait remettre en question qui nous sommes ainsi que notre interaction avec le monde extérieur. C’est donc un événement magique et salvateur car il va permettre de nous dépoussiérer les neurones !
Certes, ce n’est pas plaisant mais cela aide très fortement à retrouver ses marques. En effet, les micro-lâchetés, les micro-renoncements, les micro-mensonges, les mini-compromis viennent souvent à nous faire sortir de notre voie intérieure.
On croyait rouler sur la route mais en fait on roulait à moitié sur la berne. Alors c’est vrai qu’un jour un poteau nous a arraché l’aile (droite, si possible) et le moteur cale subitement. C’est comme un choc et c’est vraiment sérieux, très sérieux et on n’en rit pas du tout !
Voici donc une série de réactions à prendre :
1 – Dédramatiser
Ne donnez plus le côté sérieux à la chose et permettez-vous plutôt de regarder cela avec un certain amusement intérieur. Faites comme le boxeur allongé sur le dos sur le ring à moitié sonné qui vient de se prendre une droite qu’il n’a pas vraiment vu venir et qui se dit : “Putain c’était une bonne celle-là !”.
Vous savez que vous allez vous relever et peut-être perdre le match mais ce n’est pas grave car ce n’est que partie remise. Prenez cela comme une prise de conscience salutaire qui vous permettra de vous entraîner encore plus fort à l’entrainement.
Dites-vous que c’est seulement un passage où vous serez un peu groggy et que le mal à la mâchoire disparaîtra de toute façon. Et puis du côté des gencives, vous savez parfaitement que votre protège-dent a fait son boulot.
2 – Posez-vous la question du pourquoi
Rien n’arrive comme cela par hasard car le hasard n’existe pas. Ce n’est qu’un mot que notre mental utilise pour dire qu’il n’ rien compris à l’affaire. Alors pendant que vous êtes allongé à moitié dans les vaps, essayez de vous remémorer l’enchainement des choses qui vous ont fait arriver dans cette situation.
Vous discernerez qu’il existe deux grandes classes : celle dont vous êtes le responsable direct et celle que j’appellerai karmique. La première vous sera plus facile à accepter alors que la seconde vous fera crier très fort contre le Ciel (cela n’empêchera pas de pousser une gueulante défoulatoire pour le premier cas).
3 – Elaborez une stratégie de remise en place
Ne cherchez surtout pas à tout remettre en place comme avant car vous n’êtes plus comme avant. Profitez-en pour découvrir ce que vous aimeriez changer dans votre vie, votre manière de vivre.
Ces moments de vague à l’âme ne sont que des rééquilibrages pour vous faire revenir sur la route et arrêter de rouler à moitié sur la berne. Profitez-en car vous allez avoir un nouveau phare droit, une nouvelle aile et peut-être une nouvelle roue avec pneu neuf.
Ayez de l’ambition dans votre remise en cause. Soyez positif et posez-vous vraiment les bonnes questions. Celles qui sont vraiment essentielles à votre bien-être intérieur, à votre paix intérieure.
4 – Passez à l’action
Contrairement aux vœux du nouvel an, cette fois-ci il faut vraiment être décidé de mettre en oeuvre vos résolutions. Certes, cela risque un peu de couiner autour de vous mais profitez-en car ceux de votre entourage seront compréhensifs à votre égard.
Ils diront “Ah, avec ce qu’il s’est pris il est normal qu’il soit encore dans le colletar”. Profitez-en réellement sinon vous serez bon pour un prochain panneau de signalisation. Ne répétez pas l’erreur !
5 – Soyez sourd aux autres mais totalement ouïe pour vous-mêmes
En effet, votre nouvelle manière de conduire va probablement déplaire alors persistez dans votre voie car c’est votre voie et votre vie, pas la leur. Laissez-vous la chance d’être différent, d’être vous-mêmes et d’y prendre plaisir.
Certains de vos amis s’éloigneront laissant ainsi la place à d’autres qui ne connaîtront rien de votre passé. Devenez un homme neuf comme quand on a refait la peinture de la voiture lors du changement de l’aile.
La carcasse de la voiture n’a pas vraiment changé mais elle roule avec quelques pièces neuves et le chauffeur a changé de manière de conduire et peut-être de destination.
6 – Persistez et consolidez
Après quelques km, vous vous serez fait à votre nouveau style et vous remercierez le Ciel de la chance que vous avez eu grâce à ce poteau indicateur qui trainait sur le bord de la route. Lui aussi, son destin aura changé !
Affronter un blues d’identité n’est pas une mauvaise chose en soi mais plutôt le signe d’une transition entre un avant et un après.
C’est vrai que sur le moment, on n’est pas trop d’accord de vivre cela et c’est le pourquoi des “accidents”. Ils ne sont là que parce que nous ne voulons pas vraiment changer ou pas changer assez vite.
La vie a ses règles et c’est notre âme qui en décide le timing. Elle, elle sait ce qu’elle est venue faire et quelque fois elle se doit de remettre les pendules à l’heure. Dans ce cas, on parlera d’accidents karmiques et vous ne pourrez pas y couper !
Par contre, les autres accidents que vous avez vous-mêmes déclenchés par votre art de vivre ne sont que des péripéties supplémentaires qui n’étaient pas prévues au programme. Votre ego a voulu imposer sa vision des choses à votre petite voix…
Bref, et en résumé, quand il y a de la casse, pleurez un bon coup sur ce que vous avez perdu puis trépignez à fond de joie sur les nouveaux accessoires que vous allez avoir. Soyez imaginatifs mais pas forcément trop demandeur.
On ne vous mettra pas une aile de Roll Royce sur la 2CV ! Par contre pour la peinture toutes les couleurs sont permises alors ne faites pas forcément dans la couleur du corbillard. Prenez dans les couleurs chaudes sans tomber forcément dans le taxi thaïlandais !
Vous l’aurez compris, une perte d’identité c’est se refaire une pièce d’identité avec une nouvelle photo. C’est un nouveau passeport pour aller loin dans la découverte des zones inconnues qui se cachent en vous. Alors faites que la photo soit belle et en couleur plutôt qu’en noir et blanc où on a l’air d’être des taulards professionnels. Souriez !
Laurent DUREAU
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Tags :art de vivre, changement, crise, destin, remise en question, risque, transition
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Catégorie : 2-Dév. Personnel

















J’ai découvert un mot dans cet article : la berne.
Après quelques vaines recherches sur le net où l’on est sensé tout trouver, et surtout ce dont on n’a pas besoin, je vous donne la définition de Laurent:
la berne, c’est l’accotement, le bas-côté de la route.
Je l’avais deviné d’après le sens de la phrase, mais qui pourra m’en dire plus ?
Merci d’avance
Bonjour, c`est bien beau tout ça, mais pour mon cas en perte d`identité je me demande maintenant ma raison de vivre, qui suis je au fond, qu avais-je à faire ici, j`ai fais 25 ans un métier d`entrepreneur que je ne fais plus depuis 18 mois , mon dos ne pouvait plus le supporter, j`ai 53 ans, les années de ma vie ont passé .a faire qq chose que j`aimais, mais j`aurais pu faire autre chose, comment savoir ce que l`on doit faire, ais-je perdu mon temps, quel est notre but ici ? Je me sens vieux et seul.J`ai eu plusieurs vies dans celle ci sans je crois etre parvenu à etre heureux,je ne trouve plus de raisons de vivre.
Qui peut m`aider ? On dirait que je sais plus rien, ais-je déjà su ?
Bonjour Siddhartha,
Ce que tu vis actuellement est parfaitement normal et il correspond actuellement à l’évolution de la Terre et de l’humanité. Un ancien monde est en train de mourir tandis qu’un autre nous tend les bras.
C’est une profonde transformation qui nous fait abandonner l’ancien pour le nouveau. Moi aussi ainsi qu’un nombre important de personnes avons eu les mêmes symptômes cette année.
Si tu veux en savoir plus à ce sujet, va chercher sur internet les notions de 3ème et 5ème dimension. La littérature est très importante mais ta main sera guidée afin d’aller là où cela te sera le plus profitable.
Les raisons de vivre de l’ancien monde (la 3D) s’en vont et c’est pour cela que l’on se sent vide, seul et sans objectif. Pourtant il y en a mais ils nous attendent dans la 5D que nous fabriquons à chaque instant.
En clair, l’humanité est en train d’ascensionner c’est-à-dire de passer d’un niveau de conscience à un autre. Cela frappe chaque individu en fonction de sa “sensibilité”. C’est ce qui explique un certain décalage car l’ascension est une transition respectueuse de l’état d’avancement de chacun.
Si tu veux en savoir plus ou en discuter plus précisément, je te propose d’aller sur le forum et de créer un thème sur ce sujet. Le forum est là pour ça…
je crois que ce mal est engendré par une forte douleur physique ou psychique, un grand changement dans notre vie, mon exemple est d`avoir fait un métier durant 25 ans, puis me retrouver quasiment infirme, ne plus pouvoir marcher durant des mois, mon corps en fût affecté, mais rien à comparer à mon esprit, nous sombrons dans une profonde dépression, nous sentons inutiles, infirme, ne plus pouvoir travailler,ne plus savoir quoi faire de nos jours, etc.
L`être que j`étais n`est plus, le créateur, dessinateur et constructeur de rêve semble s`être éteint.
Et puis se retrouver seul, ma femme qui m`avais laissé qq mois auparavant, pour des raisons sans fondements, dans son imaginaire, une femme que j`aime encore, peut être la seule que j`aie aimé dans ma vie, elle m`était apparu le jour de mes 49 ans.Cette union aura duré 3 ans, avec quelques instants de bonheur…
Le sentiment d`avoir tout manqué dans la vie en cherchant les instants de pur bonheur, je n`en trouve pas tellement.
Mes phrases sont décousues, tel est mon esprit, je n`écrirai pas d`oeuvre littéraire ici aujourd’hui.
Si il me semble avoir perdu ma vie en étant en santé, que me reste t`il pour croire en un avenir remplis de bonheur étant dans ma situation.
J`ai déjà lu :Bienheureux les félés car ils laissent passer la lumière .
J`en suis pas sur, je me sens félé , et je vois pas grand lumière.
Mon histoire est trop longue à raconter, on dit que notre vie dépends des 3 premières années de notre existence, alors…je ne crois pas par surcroit que ce fût les plus belles.
Bonsoir Siddharta,
Le bonheur n’est pas quelque chose que l’on achète ou que l’on obtient comme une récompense dû à un effort. Ce n’est que la résultante de la joie et une prise de conscience que nous étions nous-mêmes à ces moments-là.
Le sentiment d’avoir manqué est issu d’un mental qui voulait obtenir quelque chose et qu’il n’a pas eu. La vie n’est pas cela et encore moins le bonheur. La vie n’est qu’une suite de moments où nous prenons à chaque instant des décisions.
Ces décisions entraineront un rapprochement ou un écart avec le projet de notre âme. Et le moindre que l’on puisse dire est que l’âme se fout du monde de l’avoir. L’avoir n’est que la projection d’un mental en manque…
Alors si le constructeur de rêve n’est plus là c’est parce que la petite voix que tu as suivi n’était pas forcément la bonne. Et saches que les 3 premières années de la vie sont importantes mais pas inamovibles en termes de projection.
Elles ne sont là que pour finaliser quelques détails pratiques dans ton incarnation mais elles ne remettent pas en cause le cahier des charges de ton âme. C’est juste un ajustement par rapport au milieu où tu es né car tu dois faire avec un code génétique que tu ne pouvais connaître avant.
Nous avons tous une histoire unique et être un fêlé est une bonne chose car notre lumière intérieure ne peut jaillir quand la cuirasse de nos croyances et préjugés est imperméable.
Rassures-toi car, malgré la baisse de moral que tu as actuellement, ce qui compte le plus n’est pas ce que tu as ou peut faire dans la matière mais surtout comment tu es, ici, maintenant et intérieurement.
Dans une vie, il n’y a rien à gagner ou a perdre, rien à parfaire mais juste à expérimenter et voir comment on s’en sort. Mon article qui paraîtra mercredi t’en dira plus long sur le pourquoi de l’existence humaine.
Tu verras que cela n’a rien à voir avec le succès, l’insuccès, le bonheur ou le malheur. Cela va au-delà de ses jugements fait sur des bases très très relatives car personnelles. Regardes le bon coté des choses avec amour et des clins d’oeils te seront adressés pour te remettre en ton centre.
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Bonjour M.Dureau
J`aimerais avoir votre opinion sur les gens qu`on dit bipolaire.
Se pourrait-il que ce soit seulement un manque de minéraux dans l`organisme qui donne cet effet, tout comme le manque de fer chez 84%des enfants que l`on dit hyperactif.Et toutes ces maladies inventées par les psychiatres pour nourrir les multinationales pharmaceutiques.
http://www.droitshumains.ca/publications.htm
Merci
Bonjour Siddharta,
Sincèrement je ne connais pas les gens “bipolaire” et les comportements associés. De toute façon, il y a toujours une relation entre le corps physique et ce qui se passe dedans.
Une émotion laisse des traces chimiques, une pensées des traces électriques et il serait normal que si un composant essentiel se trouve en manque, il y ait alors un comportement en relation.
Personnellement, j’ai eu l’occasion de tester certains produits à base de plantes mélangées (médecine ayur védique) et j’ai réellement constaté les effets immédiats sur mes comportements.
Sinon, merci pour le lien car il dénonce avec justesse toute la “pseudo science” qui touche l’invisible et dont les multinationales se font les choux gras. C’est désolant de voir ce qu’est prêt à faire un individu pour gagner de l’argent !
On met en tôle des voleurs ou des braqueurs mais en aucun cas les criminels. Les vrais criminels ne sont pas ceux que l’on croit
J’aimerais avoir des nouvelles de Siddhartha. En effet je viens de tomber aujourd’hui (25/2/2010) sur le dialogue qu’il avait eu en décembre 2008 avec Laurent.
Tous ces phénomènes que nous étions beaucoup à ressentir en 2008 ont été brillamment développé depuis par Laurent.
Je suggère à Siddhartha de lire en particulier “marre d’être une fourmi”, texte qui, lu avec suffisamment de recul prend toute sa valeur aujourd’ui
Namasté
Dod