BVI title
Visiter Entrer 4D5D.fr Télécharger Découvrir
Suivez
la carte ...
Les Recueils
en pdf
L'ebook gratuit
en téléchargement

Etre autodidacte : tare ou aubaine ?

autodidacte Après avoir été rejeté et considéré comme l’expression d’un échec scolaire dans cette France de l’emploi où le diplôme est roi, la grosse secousse économique actuelle va remettre l’auto-entrepreneuriat au centre du tissu économique.

Les grandes industries, en pliant du genou, mettent à mal les myriades de petites entreprises ainsi que les moyennes qui étaient quasi dédiées (pour ne pas dire esclaves) de ces grands donneurs d’ordre.

Soit vous étiez un diplômé et vous aviez une carrière plus ou moins tracée en fonction de votre diplôme mais, aujourd’hui, la donne va profondément changer. Ce qui était rejeté car sortant du rang va être mis en avant et tout particulièrement ceux qui vont savoir sortir des sentiers battus.

Aujourd’hui, ce n’est pas le diplôme que vous avez passé il y a 20 ans qui vous protège car les connaissances d’alors ne sont probablement plus vraiment à la page. Le second élément n’est plus aussi celui de l’ancienneté car avoir passé 20 ans dans un secteur d’activité n’a jamais garanti que vous étiez performant.

Le nouveau monde a besoin de gens qui mettent leurs tripes sur la table, qui s’investissent à fond dans leur projet même si celui-ci n’a rien à voir avec ce qu’ils ont appris auparavant. Plus que jamais, dans ce monde en transition vers un autre monde (meilleur si possible), l’auto-entreprenariat va être de mise.

Car qu’est-ce que l’autodidactie véritablement ? C’est la capacité d’un individu à se sortir d’une impasse malgré des handicaps matériels, financiers et scolaires. En clair, c’est la capacité à se tirer d’affaire alors que normalement vous êtes considéré comme mort !

Nous sommes tous des autodidactes en puissance car l’être humain est profondément un guerrier. Seulement l’embobinement et la volonté des institutions à vouloir faire du citoyen un modèle de mouton (que l’on peut tondre à volonté) a fait que beaucoup ont oublié ou ne veulent plus croire en eux-mêmes.

Le fatalisme n’est pas au menu de l’autodidacte ! Le fatalisme appartient à ceux qui ont baissé les bras et qui se sont résignés à suivre les routes tracées. C’est vrai que tant que cela marche c’est beaucoup plus peinard. Les 35h, les RTT, la sécurité de l’emploi, les ASSEDIC, les mutuelles, le Comité d’entreprise, les syndicats, les prud’hommes sont des avantages indéniables.

Par contre, être autodidacte rime souvent avec aucun de ces avantages. Souvent parce que vous n’êtes plus salarié, vous n’avez droit à rien. Pas d’ASSEDIC, pas de RMI, pas de recyclage via les ANPE, pas de mutuelle, pas de cadeaux des CE et aucun syndicat qui peut vous assister car vous êtes en marge de la société.

Pourtant, sans les autodidactes, plus de la moitié des entreprises françaises n’existeraient pas. Souvent, ce sont des circonstances matérielles exécrables qui vous font découvrir ce que vous ne pensiez pas avoir en vous. Souvent l’autodidacte se surprend de sa capacité à s’en sortir alors que tout le monde le prend d’une certaine manière comme un looser puisqu’il a failli dans son cursus scolaire.

Rangé au placard des loosers scolaires, vous êtes catalogué comme irrécupérable et impropre à devenir le citoyen idéal. Vous êtes marqué au fer rouge comme on marque les chevaux. C’est presque indélébile !

Puis, une fois que vous réussissez là où tous les autres vous traitaient de fou et de dérangé, on se met à parler de vous en termes de visionnaire en essayant de taire votre accablant CV qui n’a ni queue ni tête parce qu’aucun plan de carrière n’y apparaît.

C’est très binaire comme réaction. Quand vous réussissez, vous êtes un visionnaire en avance sur son temps et quand vous foirez, vous ne faites que confirmer que vous êtes l’éternel looser en quasi position d’échec permanent. Il n’y a pas de milieu ou d’équilibre moyen. Vous oscillez entre le génie ou le délocalisé de la cafetière.

Nombre d’autodidactes deviennent des entrepreneurs car personne ne veut d’eux mais par contre, tout le monde en profite un max quand il embauche. Dès que vous réussissez à sortir le nez du trou, toutes les institutions vous rappellent à l’ordre sur la loi, les règles et toutes les taxes associées.

Un véritable autodidacte, c’est celui qui a compris qu’il ne peut compter sur personne sauf lui-même. Il a compris que l’on perd son temps à vouloir décrocher un job, une prime étatique quelconque pour obtenir quelques sous que les banquiers ne vous donneront jamais de toute façon.

L’expérience démontre qu’il y a un lien entre la pauvreté matérielle d’un individu et sa capacité à s’en sortir. La raison est très simple : quand vous n’avez plus rien, vous ne pouvez perdre ce que vous n’avez pas. C’est une lapalissade que beaucoup ont du mal à comprendre mais surtout à vivre.

Le plus grand désavantage de l’autodidacte est d’avoir des moyens financiers. La facilité apportée par un pécule, un diplôme ou tout autre avantage, nuit beaucoup aux chances de succès d’un individu.

C’est comme pour le vin ! Il n’en sera que meilleur dans les terrains les plus difficiles. Les arômes seront plus prononcés car l’eau était rare ainsi que les minéraux. La dureté de la vie est un gage de survie important de tout projet.

L’autodidacte qui réussit c’est celui qui a compris qu’il ne peut réussir qu’à 3 conditions essentielles qui ne dépendent que de lui :
1 – Sa capacité à vouloir s’en sortir à tout prix (la volonté)
2 – Sa capacité à s’auto-motiver encore plus fort à chaque échec (la résilience)
3 – Sa capacité à rester en bonne santé (sa résistance physique à l’effort).

Fort de ces 3 conditions, l’autodidacte est un guerrier redoutable face à l’adversité. Car, il va au front avec vraiment l’idée d’en découdre et même s’il doit rester dans la tranchée pour laisser passer les balles et les missiles, il saura sortir au moment propice pour enfoncer les lignes ennemies.

L’autodidacte n’a pas besoin de chef ou de quelqu’un qui lui dise ce qu’il a à faire. Il est son propre chef et ne joue pas juste pour le fun. Il joue pour gagner car c’est sa vie, son honneur, qui est en jeu. La survie est un moteur excellent pour réussir.

Quand il n’y a pas de porte de sortie, d’infirmerie et que la logistique est totalement défaillante, l’imagination créatrice est au pouvoir. Même un simple bout de ficelle peut devenir une arme potentielle. Chaque chose, chaque objet, chaque information est utilisé à son potentiel maximal même si cela n’a jamais été prévu pour !

L’autodidacte en puissance est celui qui est acculé et qui ne peut reculer. C’est alors qu’il découvre qu’en lui (ou elle) se cache une force dont il ne soupçonnait aucunement l’existence. Il découvre que cette force lui donne l’audace et le culot que les autres nantis ne prendront jamais.

Certes au début il ne gagne pas beaucoup mais avec l’expérience, il saura anticiper une grosse partie des emmerdes à venir. Il aura su développer cet espèce de flair qui vous dit quand cela sent bon ou pas. Point besoin d’aller lire un livre ou de se reposer sur un universitaire quelconque qui n’a jamais mis le nez sans les tranchées de l’adversité.

Il sait qu’il peut mais il sait aussi qu’il suffit d’une seule balle pour le tuer. En conséquence, il a souvent des balafres et des cicatrices sur son corps physique mais cela n’est rien par rapport à son corps émotionnel qui est devenu un champ de mine.

En clair, l’autodidacte est chatouilleux sur bien des points. Même quand tout baigne pour lui financièrement, un fait divers peut le braquer complètement. J’appelle ça l’arthrite de l’autodidacte et elle se révèle dans les atmosphères de réunions mondaines où l’autosuffisance de gens promu capitaine, colonel ou général, en ayant fréquenté des salles de classe et qui ne savent même pas démonter un fusil ou simplement le nettoyer.

L’autodidacte, en quelque sorte, est une souffrance intérieure qui s’exprime via des actes et non du bla-bla de comptoir. C’est le vétéran qui sourit quand il écoute les piliers de bar qui discutent de comment ils vont s’en sortir si la boite ferme…

L’autodidacte est un Lucky Luke. Il dégaine plus vite que son ombre, court toujours comme un lonesome cowboy (un solitaire) bien qu’il soit facile dans la communication. C’est souvent un extraverti (à sa manière) car il a compris que la communication avec les autres est la clé de son succès.

Il a compris depuis longtemps que l’intelligence économique passe d’abord par une centrale de renseignement performante afin de minimiser les actions et dépenses inutiles. Un bon autodidacte c’est d’abord un absorbeur d’info qui saura exploiter non pas les pépites mais la limaille et les paillettes microscopiques.

Là où les gens ne voyaient rien, lui il voit déjà ce qui est possible de faire. Il a du flair, le nez creux et une sorte de bonne fée l’orientera souvent. L’autodidacte sait écouter ses petites voix intérieures car il sait que sans elles, il n’a aucune chance de s’en sortir.

Il n’ose pas en parler en public car les autres sont souvent bouchés à l’émeri sur ce sujet mais il est convaincu qu’il est nanti de quelque chose que les autres n’ont pas ou tout simplement pas encore découvert. Il a un coup d’avance !

S’il n’était pas persuadé de cela, il ne pourrait s’auto-motiver ni avoir cette volonté de s’en sortir. Et, en parallèle, il sait aussi que chaque défaite n’est qu’une leçon mais aussi une opportunité pour aller encore plus loin dans l’expérience. A ce titre, il dégage un optimisme presque insolent pour les gens normaux.

Bien que cela puisse lui porter préjudice, il s’en fout et reste sur ses positions même si quelque fois il faut louvoyer pour éviter les chocs frontaux avec ses proches. Car, il a compris que ce n’est que lorsque que l’on a passé la ligne d’arrivée avec succès que les remarques désobligeantes s’arrêteront.

La critique est souvent issue de ceux qui sont dans le jugement. Or le jugement est souvent signe d’une ignorance profonde du fonctionnement de l’univers. Même si c’est est écrit dans les 10 commandements “Tu ne jugeras point”, les gens le font des centaines de fois par jour.

L’autodidacte ne juge point mais évalue en permanence les forces en questions et opte pour une stratégie afin d’en profiter au mieux. Ce n’est pas un calculateur mais un marin qui sait mieux utiliser la direction du vent afin d’aller là où il désire.

Que les vents soient de face, de travers ou de dos, il saura déployer les bonnes voiles pour transformer sa galère en bateau de course digne d’un “vent des globes”. L’autodidacte est un marin avisé dans les mers du changement.

Il est à sa manière un Christophe Colomb économique qui recherche d’abord la résolution du problème par rapport à ses objectifs et qui saura trouver les sponsors qui s’ignoraient. Il a donc une certaine force de conviction car lui-même est déjà convaincu.

Derrière les apparences, les habits de looser qu’on lui prête, il se cache en fait un futur maître en devenir. L’adversité est son amie car c’est son enseignante à laquelle il devra rendre des compte tous les jours…

Laurent DUREAU

PS : Cet article est écrit dans le cadre du thème du mois de Janvier pour le groupe “à la Croisée des Blogs”.


Tags :auto-entrepreneur, Croisée des blogs, enseignement, entrepreneur, existence, potentiel, sécurité, volonté

Articles en relation

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous au blog par mail ou flux RSS : vous recevrez automatiquement les nouveaux articles !
  |   Cet article a été visité 4 306 fois

33 Réponses pour “Etre autodidacte : tare ou aubaine ?”

  1. C’est impressionnant de voir votre capacité de captation des information et votre esprit de synthèse et de corrélation avec des éléments de la vie courante.

    Billet très intéressant, je sens que je vais passer beaucoup de temps sur votre blog :D

  2. Bonjour Cyril,

    Merci pour ta petite synthèse sur mes humbles capacités de vétéran. je te souhaite donc de prendre de la graine car sur ce blog, il y a vraiment de quoi lire et surtout plein de bonnes raisons pour passer à l’action. :cool:

  3. Bonjour et merci pour ce blog,
    J’apprécie assez souvent les articles (assez, car parfois bon y a un peu de jugement quand même) et j’ai un peu moins l’impression d’être un martien, parfois considéré comme un raté puis comme un fou qui ose tout. Bon, au moins je me sens moins seul; c’est déjà ça.
    On pourrait presque former un club ! !
    Encore merci
    BRUNO

  4. Bonjour Bruno,

    Bienvenu au club et saches qu’il y a beaucoup de martiens sur Terre. Mars est la planète des guerriers qui voient rouge quand les autres les rejettent… :lol:

    Et puis, concernant mes quelques jugements, pas de panique car en ce monde il est difficile de n’en avoir aucun à part une certaine personne qui passe chez les guignols depuis un certain mariage… :lol:

    Il y a ce qu’il faut faire puis ensuite l’effort pour y arriver. Je n’ai jamais dit que j’étais un saint et que j’avais passé la ligne d’arrivée de ceux qui sont au panthéon. Il me reste encore assez de pré-humain en moi pour que l’on m’accepte encore parmi ce monde.

    Sinon comment pourrai-je planqué mon coté martien ? Il faut être logique car ça ne rigole pas pour arriver à rester en vie avec le sourire et avoir un positivisme sur cette Terre tellement dévastée par tant d’ignorance… :cool:

  5. Salut Laurent,

    Je suis un de ces grands diplômés (relativement jeune 27 ans) mais tout de même autodidacte. J’aime beaucoup les articles de ce blog pour leur contenu. Par contre je trouve un peu dommage cette opposition diplôme/entrepreneur, même si c’est souvent le cas dans la vie, j’espère ne pas tomber dans ce travers et devenir un entrepreneur balafré ;o) . Merci pour ces articles. Un détail cependant, il serait vraiment sympa d’éviter ces couleurs absolument immondes et surtout qui font mal aux yeux : gras/ bleu. Nous, lecteurs, savons lire et pouvons nous même trouver les points importants dans les articles. Ensuite, il existe des couleurs moins … violentes !
    Bon courage pour la suite.
    ++

  6. Bonjour Stryge,

    Je comprends ton point de vue mais la définition d’un autodidacte est déjà qu’il n’est pas diplômé et qu’il a été mis très tôt sur une voie de garage avec le statut d’irrécupérable. Par contre, ce n’est pas le cas des entrepreneurs.

    Il y a bien sûr des autodidactes entrepreneur comme il y a des diplômés entrepreneur. L’instruction n’a rien à voir avec le facteur de prendre des initiatives. Mais la grosse différence c’est que le diplômé le fait avec l’envie de mieux faire alors que l’autre le fait parce qu’il n’a pas le choix.

    C’est très différent comme regard car le premier a toujours le choix d’aller se faire embaucher dans n’importe quelle boite si il échoue dans sa tentative. Par contre le second n’a aucun filet de sécurité et n’aura que son honneur pour ne pas sombrer dans l’alcool et la déchéance.

    Donc, le résultat peut être apparemment identique en termes de réussite mais totalement différent en termes d’échec. Bien sûr, cela n’empêche pas dans les deux cas de se faire écharper par l’adversité et d’avoir des cicatrices néanmoins l’un a plus de chance de pouvoir résister à la charge. Ce sera celui qui n’a plus aucun choix car comme je l’ai dit, il n’aura franchement rien à perdre.

    Quand on entreprend, c’est surtout la peur de perdre ce que l’on a acquis qui fait que l’on manque d’audace aux moments cruciaux. Entreprendre demande souvent à des moments cruciaux de tout miser sur une décision, de faire un pari sur des éléments pas forcément connus.

    C’est une sorte de loterie difficile à tenir pour ceux qui sont habitués à un certain confort ou qui ont une famille à charge. Pour le diplômé, la sécurité de sa famille lui fera prendre des décisions sécuritaires alors que pour l’autodidacte, ce sera le contraire puisque sa famille ne peut pas aller plus mal.

    Et Dieu sait combien un homme peut se battre pour donner à manger à ses gosses et à sa femme. C’est une différence fondamentale quand il faut tenir dans le temps. La faim est un puissant catalyseur de force surtout si en plus on vous enfonce par des remarques toujours désobligeantes en vous faisant sentir que vous êtes un raté parce que l’on vous a rejeté du circuit scolaire.

    Un jour, parce que j’avais redoublé mon CM2, un employeur m’a fait comprendre que c’était le début de preuve que j’étais un nul. Ce qu’il ne savait pas c’est que l’ensemble de la classe à redoublé car il n’y avait aucune place disponible en 6ème.

    Le CES était en construction et que mon CM1 et CM2 je l’ai fait dans une classe préfabriquée à la va-vite où il n’y avait même pas de chauffage. Tout au long de ma vie scolaire, l’Education Nationale n’avait qu’une consigne : mettre un maximum de gamin dehors parce que la vague du baby boom ne pouvait être régulée normalement.

    Aujourd’hui, les gens selon les régions ne l’ont pas vécu de la même manière mais à mon époque les classes de 45 gamins était la norme alors quand j’entends les profs d’aujourd’hui dire qu’avec des classe de 30 élèves , ils ne s’en sortent pas, on peut dire qu’ils n’ont pas connu la guerre et la violence des gamins d’alors.

    11 gamins dans la famille dans un F5 de barre d’immeuble avec en plus une autorité ultra disciplinaire faisait que la violence étaient somme toute normale. A cette époque les instituteurs pouvaient te mettre des branlées maison que l’on oserait même pas en parler aujourd’hui.

    Avoir 27 ans aujourd’hui, avec toutes les facilités scolaires en place, n’a aucun rapport avec ce que j’ai eu dans mon enfance. Mes enfants ont ton âge (26 et 28 ans) et je peux te dire qu’ils sont eux aussi super diplômé mais en termes de maturité, je leur donne l’équivalent de ce que nous avions à l’âge de 18-20 ans, pas vraiment plus.

    Emotionnellement les cicatrices n’ont pas la même profondeur parce que nous les baby boomers avons affrontés des difficultés matérielles qu’aucun gamin depuis 30 ans n’a connu en France. Aujourd’hui, les enfants sont plus épanouis mais aussi plus mou face à l’adversité.

    C’est juste une constatation et pas un jugement. Ils feront leur chemin comme nous nous l’avons fait à notre époque. J’ai confiance en eux sauf qu’ils vivront centenaire alors que nous, nous avons acquis une maturité bien avant d’où une usure plus rapide. Dis-moi pourquoi on jette les quinquas aujourd’hui ?

    Sinon, pour ta vision du gras et des couleurs immondes, je te suggère de régler ton écran correctement dans un premier temps tout en sachant qu’en 2,5 ans tu es le premier à faire la remarque alors que beaucoup d’autres m’ont fait la remarque contraire.

    J’espère que cela passera mieux dans mon prochain thème car en fait j’ai hérité de ces couleurs lors de mon premier blog qui avaient d’autres couleurs. C’est un héritage qui sera revu et corrigé ce mois-ci. Le monde évolue et moi aussi mais quelques héritages demandent des fois une transition souple….

    Enfin, quand tu dis “Nous, lecteurs, savons lire et pouvons nous même trouver les points importants dans les articles”, il faut que tu saches que l’illettrisme, l’analphabétisme, l’immigration et ceux habitant dans des pays francophones, n’ont pas forcément la faculté que tu mentionnes. Sinon cela voudrait dire que tout le monde est hyper-diplômé et totalement rodé à faire des synthèses rapides.

    Quand tu auras monté ta boite et que tu te rendras compte du niveau réel de compréhension des gens alors peut-être tu réaliseras que tu es quelqu’un qui a eu la chance et les possibilités d’apprendre pour comprendre ce monde.

    J’espère que tu feras bon usage de ce qui te parait une évidence. La vie te feras découvrir une autre réalité et j’espère que tu sauras te mettre à leur niveau car le fossé se creuse vite si on n’y fait pas attention…

    Encore merci d’avoir pris le temps de faire tes remarques. J’apprécie et te souhaite une bonne continuation dans ton esprit entrepreneurial. :cool:

  7. Bonjour Laurent,

    Merci beaucoup pour ce post et pour votre blog que je consulte régulièrement. Je suis pour ma part entre les deux puisque diplomé d’une grande école mais surtout autodidacte dans l’âme. Le contexte me le permettait puisque la discipline enseignée était artistique.

    Je partage votre point de vue sur la trop timide reconnaissance de l’autodidacte en France et je me tourne ainsi plus naturellement vers la culture américaine qui, à mon sens, sur tous les plans, met tout en oeuvre afin de promouvoir l’autodidacte.

    A bientôt,
    Grégoire

  8. Bonsoir Grégoire,

    Comme tu le dis, il est possible d’être diplômé et d’être quand même autodidacte dans une autre discipline. L’art ne s’apprend pas comme une matière technique ou scientifique. Il n’appartient pas au monde de l’intellect mais à celui du coeur et quand cela concerne le coeur, c’est forcément du domaine de l’autodidacte.

    Personne ne peut nous apprendre les émotions et les sentiments. Ils peuvent nous montrer les leurs mais être à notre place. L’artiste cherche à travers l’art d’exprimer la divinité alors que le scientifique cherche à travers la compréhension la trace de la divinité.

    L’artiste ne pense pas mais se laisse aller (énergie féminine) alors que le scientifique réfléchit et se concentre (énergie masculine). L’un vit la chose alors que l’autre veut trouver le pourquoi de la chose pour vivre.

    L’un joue au Créateur en étant créatif tandis que l’autre se dit qu’il veut comprendre pour créer. En résumé nous sommes tous des autodidacte côté coeur mais pas tous pour le coté mental. Dans ce dernier cas, l’un a la tête pleine (le diplômé) tandis que l’autre est considéré comme l’avoir vide… :grin:

  9. Bonsoir Laurent,
    Merci pour ton retour.
    Je sens que la période est très porteuse pour l’intelligence dont tu parles, celle du coeur ou celle du vide, dans le sens que le le “plein pensant” n’a qu’une faible influence sur l’action.
    Dans mon approche créatrice, j’ai toujours alterné entre des phases de recherches intenses plus intellectuelles, des périodes d’assimilation naturelles de toutes ces nouvelles connaissances et des temps de créations purs qui n’étaient que le résultat d’une alchimie indescriptible des deux processus précédents.
    Aujourd’hui, dans mes projets plus “rationnels” et “concrets” je tiens à concerver cet esprit si précieux. C’est mon père qui m’a enseigné ça. Il était jazzman à l’origine et s’est tourné vers le business tout en gardant l’esprit du jazz dans sa nouvelle activité. Je crois beaucoup à la translation entre les disciplines, aux phénomènes de résonnances entre les parties du cerveau. A suivre.

  10. Bonjour Grégoire,

    Nous vivons dans un monde de dualité car nous sommes nous-aussi une dualité sur 2 jambes. Nous avons en nous les énergies masculines et féminines. Indépendamment du sexe biologique, tout être humain se doit de développer et d’harmoniser l’intelligence du coeur (notre âme) et celle de notre tête (l’Esprit).

    Puis, il doit pouvoir observer la danse entre les deux d’un point de vue neutre afin d’établir la fameuse trinité. Tant que l’on se trouve dans un camp, il y a déséquilibre et cela est le mécanisme de la vie.

    Mais pour obtenir la paix de l’Esprit et du Coeur, il faut se positionner selon un troisième point de vue qui est appelé la conscience de l’Unité. Par cette simple projection alors on découvre la beauté du mouvement, la beauté du mariage et des mélanges des énergies.

    Si tu veux en savoir plus à ce sujet, reportes-toi à ‘article “L’être humain à qui ça sert ?” ainsi qu’à bien d’autres articles comme les 7 plans d’harmonisation. Tu y découvriras le côté technique du mouvement des énergies.

    Une fois cela compris, vivre la Vie devient plus simple et plus enchanteresse car on découvre tout simplement que nous sommes que de la créativité en mouvement. Etre créatif est notre état naturel mais bien des croyances et des visions mentales nous ont ramené à être une mécanique pensante plutôt que vibrante. Soyons donc la vibration de notre propre divinité en action…. :grin:

  11. Bonjour Laurent,

    Merci pour ta réponse très intéressante.
    J’aimerai préciser que ce que j’appelle autodidacte, c’est apprendre par soi-même, en dehors des institutions éducatives:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Autodidacte
    Or j’ai trouvé mon travail actuel en ayant appris les principales notions par moi-même et je fais un peu “tache” vis-à-vis de mes camarades de promotions travaillant en toute logique dans d’autres domaines. C’est mon autonomie qui a convaincu mon employeur. Je ne suis pas encore entrepreneur, car pour moi ça se construit afin d’améliorer les chances de réussite. Effectivement, il peut y avoir des rares cas où c’est précipité parce qu’il n’y a pas le choix, pour faire survivre sa famille. Comme je l’ai écrit plus haut, je comprends ton point de vue en opposant les autodidactes aux diplômés car c’est le cas généralement rencontré, même s’il existe des exceptions.

    Concernant les couleurs, je t’assure qu’il n’y a que sur ton site que j’ai de tels problèmes. Ton commentaire m’a permis de me rendre compte que mon “égocentrisme” me fait penser que tout le monde comprends comme moi. J’espère que tu m’en excuseras! Cependant, naviguant sur de nombreux sites, et ayant lu quelques livres bien fait, j’ai pu constater que la couleur (surtout lorsqu’elle est trop vive) n’est pas forcément ce qu’il y a de plus efficace pour mettre en valeur son argumentation. Renseigne-toi sur ce domaine à l’occasion, ça vaut le coup! :) Vivement le prochain changement dont tu as parlé!

    Pour “le rejet des quinca”, je suis d’accord que c’est un mauvais état d’esprit, qui trouve les mêmes origines que le fait qu’un “diplôme prouve la valeur d’un candidat à l’embauche”.
    Donc, ton commentaire m’a confirmé que j’avais eu de la chance d’être passé par là, et d’avoir eu la vie “facile”. Après, m’étant renseigné sur la confiance en soi, les critères sont relativement indépendants de l’origine social, mais plutôt du type d’éducation que tu as eu, en particulier concernant les valeurs. Ainsi, détrompe-toi sur les impacts des échecs que peuvent subir les personnes lors d’actions entrepreunariales! Peut-être n’as-tu rencontré que des entrepreneurs diplômés soutenus par leur famille et qui n’ont pas sombré dans différentes maladies telles que l’alcolisme ou la depression!

    Pour conclure, je suis impressionné par tes expériences ! Merci pour tes encouragements et Merci de nous faire part de tes expériences afin d’améliorer ce monde parfois si injuste.

  12. Bonjour Laurent,

    Merci. Je vais parcourir les articles dont tu parles.

    D’après ce que je t’écrivais dans le précédent message, je suis depuis un moment dans cette observation ; du passage entre les deux énergies, des moments où tu te sens unifié. Et c’est comme tu le dis une recherche passionnante, déroutante…

    Bonne journée,
    Grégoire

  13. Bonjour Stryge,

    Concernant les entrepreneurs, j’en ai rencontré plus qui étaient sans diplômes que diplômés. Le premier s’il est soutenu par sa famille peut effectivement ne pas sombrer. Ppar contre le second ne sombrera quasiment pas car, d’une certaine manière, il sait que cela lui sera contraire à sa réussite.

    Il sait qu’il faut qu’il évite de diminuer sa santé car c’est le seul capital dont il dispose plus ou moins. Ce qui fait vraiment la différence c’est surtout la mentalité des individus. Il y a des gagnants (comme tout le monde espère l’être) et puis il y a les battants.

    J’ai écrit un article là-dessus et, en résumé, le gagnant c’est le joueur de loto qui espère qu’il va encaissé le gros lot ou l’équipe de foot qui se dit qu’elle fera ce qu’elle pourra. Puis il y aura les excuses (ex causa = causes extérieures) qui feront qu’il admettront le résultat qu’il soit positif ou négatif.

    Par contre le battant va se battre et quelle qu’en soit l’issu, il saura s’il a donné son maximum ou pas. S’il gagne, il est content extérieurement et projette tout de suite de s’attaquer à plus fort parce qu’en fait il est un peu déçu. S’il perd, il se dit qu’il a encore des progrès à faire et cela le remotive. Il a peut-être des excuses mais il s’en fout car là n’est pas le problème.

    Le gagnant ronchonne et vocifère à l’extérieur quand il perd alors que le battant fait de même mais par rapport à lui-même. L’un exprimera sa colère à l’extérieur alors que l’autre s’en servira pour devenir encore plus fort.

    Comme tu le vois, il n’y a pas de classe entre les autodidactes, les entrepreneurs, les diplômés, les nantis et les personnes issues du peuple mais surtout une différence de mentalité qui emmènera à l’objectif visé (consciemment ou inconsciemment !).

    Nous sommes tous uniques et c”est une chance de faire “tâche” dans le milieu où on est. Dans le cas contraire, c’est tout simplement du gaspillage de talent et de diversité. Si la vie avait voulu que l’on soit tous pareil, elle l’aurait fait comme à l’image des animaux ! :grin:

  14. Hello Laurent,

    Bravo pour cet excellent article dans lequel je me retrouve (presque) complètement, j’aime beaucoup ton esprit de synthèse et ton style imagé ;) .

    Nous sommes tous des autodidactes en puissance car l’être humain est profondément un guerrier. Seulement l’embobinement et la volonté des institutions à vouloir faire du citoyen un modèle de mouton (que l’on peut tondre à volonté) a fait que beaucoup ont oublié ou ne veulent plus croire en eux-mêmes.

    Excellent :)

  15. Bonjour Olivier,

    Merci pour les compliments et bien que nous sommes tous uniques, le fond est pratiquement identique. L’âme humaine est une avec quelques milliards de facettes dont une bonne partie trempre encore dans la boue de l’ignorance de ces quelques derniers millénaires de “sombritude”.

    Vivement que l’on s’élève un peu afin de secouer tout cela… :grin:

  16. Bonjour Laurent

    Il n’est pas étonnant que le diplômé se sente moins brave que l’autodidacte vu toutes les éloges que ce dernier a reçues de vous à travers ce merveilleux articles. Mais je crois que je me reconnais à travers cet article même en tant que diplômé. Il a été longtemps admis que le diplôme était synonyme d’un emploi jusqu’à ce qu’on découvre le chômage. Alors certains diplômés se sont mis à faire comme les autodidactes des activités très éloignées de leur profil.
    Par ailleurs, je me demande si l’autodidacte n’a pas précédé le diplôme par nature même de l’évolution humaine.

    Merci beaucoup pour ces propos tant galvanisants.

  17. Bonjour Sidy,

    Comme tu le dis si bien, l’autodidacte a bien précédé le diplômé car paraît-il que cromagnon a bien été là avant que l’école existe. Du moins jusqu’à maintenant, aucun universitaire n’a encore retrouvé un diplôme d’affuteur de pointes de silex… :lol:

    Bien que n’ayant pas fait de seconde, première, terminale avec un bac à la clé, et de me retrouver sur le marché de l’emploi à 18 ans cela ne m’a empêché de faire un DUT en Mesures Physiques (à 27 ans) et ensuite un master équivalent à un bac+6 (à 40 ans).

    Quand un individu veut, il peut, surtout si la nécessité lui colle au derrière pire que la galle. L’instruction et la connaissance est un processus normal pour tout individu mais là ou le bat blesse c’est quand on a 22-23 ans et que l’on pense que cela suffit pour la vie entière et qu’en plus vous êtes un cerveau supérieur aux autres.

    Même avec mon demi-siècle bien entamé, il n’y a aucune étude qui me rebute aujourd’hui car aussi intelligent que puisse paraitre certains, en fait à bien y regarder, ils ne font que savoir un truc que je ne sais pas encore.

    Tout est une histoire de volonté et de temps. C’est aussi la raison pour laquelle je regarde tout être humain avec compassion et émerveillement car il est capable de faire tant mais ce sont ses croyances qui le diminuent et le ratatine. Alors, je botte les fesses en espérant qu’une couche tombe afin de lui donner cette légèreté qu’il sait pouvoir avoir et dans laquelle il ne veut plus trop croire.

    Etre un Impulseur Booster en Capital Humain, c’est taper là où il faut pour d’un coté faire tomber un fardeau et d’un autre coté libérer l’envie et l’enthousiasme d’un individu à se dépasser selon les rêves qu’il avait mis en sommeil.

    Voir la gratitude d’un individu est le plus grand cadeau qu’un être humain puisse offrir au monde. Par l’affirmation de ce qu’il est, de ce qu’il peut entreprendre, il est la démonstration éclatante qu’il est un cocréateur détenteur d’une parcelle divine qu’il avait oublié. :cool:

  18. [...] Dureau, dans son article Etre autodidacte : tare ou aubaine, estime que l’apprentissage autodidacte est une piste prometteuse pour sortir de la crise. [...]

  19. Bonjour Laurent,

    J’ai trouvé ton article intéressant car il reflète bien ce que j’apprécie (structurer avec phrases philosophiques).

    C’est vrai qu’on ne laisse pas beaucoup de chance aux autodidactes et je trouve sa vraiment dommage.

    Pour sortir de cette impasse, j’ai l’idée de créer un établissement spécialement pour ceux qui sont autodidactes (où qui ne le sont pas d’ailleurs) et qui sont avec ou sans diplôme (j’estime que certains diplômes ne sont pas indispensables dans certains domaines, en particulier dès qu’il s’agit de management, car on apprend par la force de caractère). Tout ceci serait dans le but qu’ils se spécialisent dans un domaine particulier et se démarquent des candidats diplômés par leurs seules forces de caractère.

    L’idée est simple:

    Répartir différents secteurs de formation. (Artisanat, Informatique, Dessin, Design, montage, DJ…)

    Chaque candidat intéressé peut souscrire à une de ces formations dans le but d’apprendre ou de se spécialiser davantage dans un secteur bien particulier. Je peux parfaitement citer les autodidactes qui apprennent le langage informatique (HTML, HTML, C, C++…) Certaines personnes veulent apprendre mais n’ont pas la capacité requise pour arriver au terme de la formation. Ils peuvent parfaitement être pris en charge par des professeurs (confirmés et de préférence diplômé pour ce poste).

    On a toujours eu l’envie de faire ce qui ne nous ai pas forcément accessible naturellement (l’être humain est comme sa).

    Bien sur, par exemple, on ne devient pas designer comme sa. Le fais de suivre une formation “dessin” permettra de se spécialiser quelques années plus tard pour suivre une formation “design” et cela SANS diplôme. Tout le monde à droit à sa chance quand il s’agit de CREATIVITE. Le candidat peut parfaitement suivre en parallèle une formation artisanale ce qui lui permettra d’avoir une formation COMPLETE du designer selon-moi. Si il fait ces propres créations du début jusqu’à la fin il peut facilement tracer son avenir SANS diplômes rien qu’avec sa propre volonté et sa créativité.

    L’établissement vise uniquement à développer sa créativité ou ses compétences (uniquement dans un but PERSONNEL) mais est-ce que cela dois forcément s’arrêter là?

    A partir de là je rêve peut-être un peu mais j’attends vos avis sur ce sujet:

    On pourrait parfaitement, à la fin d’une formation, créer un diplôme qui sois RECONNU par l’Etat, et pour sa faudrait avoir un bon dossier pour le présenter à l’Etat.
    Aussi, l’établissement pourrait essayer d’établir un partenariat avec une ou des entreprise(s) bien spécifiques qui seraient susceptibles d’embaucher de “nouveaux talents”. Certaines entreprises recherchent plus le talent de créativité que la simple manipulation de connaissances théoriques.

    Cela pourrait-être un bon moyen de lutte contre le chômage car les seniors peuvent faire bénéficier leurs savoirs sur un domaine précis et jouerai ainsi le rôle de professeur. Quant aux jeunes, libres à eux de se spécialiser ou d’envoyer un dossier montrant leurs compétences acquises.

    Qu’en dites-vous.

    PS: ce n’est que la base, beaucoup de chose reste à régler et je compte sur vous pour critiquer positivement ou négativement mon “projet”.

  20. Bonjour Pacey,

    Merci pour ton long commentaire :grin:
    Il y a dans ta vision des choses qui sont bonnes et qu’il faudrait creuser un peu et il serait intéressant d’aborder d’autres points qui me semblent plus délicats.

    En effet, le simple fait de vouloir créer un établissement implique donc une concentration, un cadre légal et juridique ainsi qu’un règlement. Or un autodidacte a généralement quelques aversions pour tout ce qui touche à ses domaines.

    Ta proposition est bonne mais aujourd’hui, il est possible d’apprendre beaucoup par internet (par exemple emob pour les infographistes) sans que cela coûte trop cher. Très souvent l’autodidacte doit gagner sa vie d’un côté pendant qu’il apprend de l’autre.

    Ce n’est donc pas un étudiant comme un autre. Il existe aussi les GRETA avec des cours du soir, etc… Bref, réinventer le fil à couper le beurre n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux à faire.

    Par contre, comme tu le dis très justement, ce n’est pas parce que l’on apprend le mode d’emploi de photoshop que l’on est forcément un bon créatif. En effet, il y a souvent confusion entre talent et apprentissage d’un outil.

    Ce que je te suggère donc est plutôt de t’orienter vers quelle façon tu pourrais permettre à quelqu’un de détecter qu’il a du talent. Et puis ensuite, selon ses décisions, de lui indiquer quelles seraient les meilleures façons qu’il pourrait prendre pour se former.

    L’autodidacte est un fonceur et pour lui il n’est pas toujours très facile de détecter ses propres talents ainsi du comment les mettre en oeuvre pour les utiliser.

    Et puis point besoin de s’embêter pour les diplômes car dans le futur il suffira d’envoyer ses oeuvres personnelles par email (ou via un site web ou blog) pour démontrer ses talents. Un diplôme ne dit pas si tu es talentueux, il indique seulement que tu as suivi un cursus “normalisé”.

    Si un diplôme était une garantie de créativité et de talent cela se saurait. Mais ce n’est pas le cas car on ne peut enfermer celui qui sort de l’autoroute du connu et du préprogrammé.

    Par essence donc, l’autodidacte est inclassable car d’un côté il appartient à plusieurs classes sans vraiment en faire partie. Le simple fait qu’il ne soit pas catalogable le catalogue comme auto-didacte (celui qui s’instruit tout seul).

    Oubli le chômage car ceci appartient au temps des esclaves de l’industrialisation. Le monde fera désormais appel aux talents par rapport à un projet puis “l’équipe” sera dissoute un fois le projet fini.

    Cette nouvelle façon de travailler va donc mettre en avant ceux qui ont des preuves de réalisation contre ceux qui ne pourront rien prouver malgré leurs diplômes.

    Regarde donc ton projet sous un angle différent tout en sachant que l’expérience et la créativité (les seniors et les jeunes) devront se trouver des atomes crochus pour construire le nouveau monde.

    L’ancien monde, celui de l’esclavagisme avec ses CDI, CDD and Co, est en train de mourir alors ne te trompe pas de bateau. Pense nouveau, pense autrement et c’est facile car ce que tu as sous les yeux en ce moment est tout ce qu’il faut ne plus faire !

    C’est en sachant ce qui ne fonctionne plus que l’on a de grandes chances de trouver ce qui marche. Allez, prends de l’altitude et voit beaucoup plus loin que le maintenant. Voit loin, grand et fonce ! :cool:

  21. Tout d’abord, merci pour votre article, qui met en avant ces individus soit-disant voués à l’échec. Cela fait du bien de vous lire, car trop nombreux sont ceux qui essayent en vain de nous faire croire que puisque l’ont entre pas dans la norme, nous sommes condamner à vivre perdant! J’ai 19ans et suis sortie du cursus scolaire en 6ème, beaucoup veulent me scier les jambes parcequ’il pensent que mon abscence sûr les bancs de lécole m’enleve toute possibilité. Pourtant, je me sens battante et capable d’affronter toute épreuves, j’ai le goût du défi et ai une facilité a garder optimisme qui dérange et agace beaucoup dans mon entourage et parfois dans mes rencontres. J’ai donc une petite question qui se pose souvent a moi, seraient-ils jaloux? Ou auraient ils peur de me voir réussir et de s’en sentir diminués? Je tiens à rajouter que je suis totalement autonome financierement et mentalement, ce qui les énervent encore plus. :arrow:

  22. Bonjour Raphaëlle,

    Ne t’inquiètes pas pour eux. Vis ta vie et avance vers ce que tu ressens être. La normalité va disparaître de plus en plus pour faire face à l’unicité.

    Les gens vont apprendre le respect des différences alors garde ta différence et mieux, exprimes-là encore plus fort car les gens “normaux” auront besoin d’instructeurs quand ils seront au pied du mur face à l’inconnu qui les habite et qu’ils n’ont jamais voulu vraiment reconnaître !

    SOIT et le reste t’appartiendra tout simplement ! :grin:

  23. Merci Laurent pour votre encouragement, un point reste cependant floue, ma question était : je vais la reformuler : Pourquoi être “autodidacte” dérange certains individus dont le parcours est tracé et dit “normal”?

  24. Bonsoir Raphaëlle,

    C’est toute la différence entre ceux qui veulent de la sécurité (voie toute tracée et salariat-fonctionnariat si possible) et ceux dont l’audace font qu’ils n’ont plus rien à perdre. Rare l’autodidacte riche en début de carrière mais souvent plus riche à la fin que l’autre qui a patiemment attendu sa retraite !

    La normalité s’applique à ceux qui désirent se fondre dans le troupeau de mouton. L’autodidacte est celui qui relève la tête et qui dit qu’il va en faire à sa tête et selon ses désirs. Certes on se prend plus de coups mais au final, l’expérience de vie n’a aucun rapport avec ceux qui ont suivi le cursus “mouton”. :grin:

  25. Bonsoir Laurent,

    Je tombe sur votre article en parcourant un peu le web. C’est marrant, hier encore j’étais directeur adjoint d’une boutique de prêt à porter d’une grande marque. Aujourd’hui c’est terminé. Demain je chercherai de quoi alimenter mon compte mais le plus important est que je vais surtout lancer dans l’auto entreprenaria et mettre mes compétences en action.
    Je ne vais pas vous raconter ma vie, simplement je dois dire que les quelques lignes que j’ai lu (je le lirai en entier une fois imprimé) me confortent dans certaines idées, m’ont bousculé dans d’autres. On me dit que je suis encore très jeune pour avoir un réèl recul mais votre article est une saine lecture pour ceux qui lacheraient prises … ” et si j’avais fait… Et si j’avais eu ça…”

    Merci

  26. Bonjour Laurent

    j’aime bien la ténacité que tu as. J’ai 20 ans, aucun diplôme, et pour cause, mon manque de confiance en moi, des circonstances familiales qui n’arrangent rien. Hé oui! toujours ces problèmes, seulement quand on est enfant, on peut rien faire et évidemment on peut pas se débarrasser des gens qui nous nuisent. Ceci dit, j’estime ne pas être cuit, et je souhaite savoir s’il existe un livre de l’autodidacte avec les bases à savoir pour réussir moralement et mentalement (intellectuellement)??

  27. Bonjour Christophe,

    je ne sais pas s’il existe un livre de l’autodidacte. Ou plutôt si! Tu pourrais presque considérer que ce blog en est un ! :)

    Tu devrais trouver quelques piste dans différents articles:

    - Que la richesse soit avec toi (1) et suivants

    - Comment réagir face au manque d’argent (1) et suivants

    -ou l’ebook en pdf Trucs et astuces : comment réagir face à

    - Développer sa confiance en soi, est-ce si difficile ?

    Bonne lecture ! ;)

  28. Bonjour bonjour!

    Premièrement, j’ai trouvé cet article (le premier que je lis sur ce blog) très intéressant et par la même occasion très bien formulé.
    On sent de la motivation de la part de celui qui a écrit ce texte et également une certaine frustration du fait que ce qui est abordé n’est pas un sujet facile.
    J’ai un petit point de vue de ma part à formuler sur ce sujet et finalement beaucoup de gens ne le respecte pas.

    Étant de la 6° à la 3° un mauvais élève, j’ai pu constater avec un grand regret que le chemin que j’allais bientôt arpenter n’étant pas rose au vu de mes camarades d’antan.

    C’est à ce moment la que j’ai repris les choses en mains, si un autodidacte apprend par lui même, je ne comprend pas comment il n’a pas encore pu se rendre compte qu’il courait droit à la catastrophe.

    Ce que je veux dire par la c’est que si l’autodidacte est un battant et par la même occasion un visionnaire, il doit se rendre compte que la chose à faire est de se remettre au boulot (au niveau scolaire).
    Et par la même occasion d’en profiter pour affûter son épanouissement et ce pourquoi il se sent prédisposé et non pas passer par une étape plus difficile que celle-ci.

    L’autodidacte doit comprendre que les grandes écoles, une fois fini, ne seront que la facette de leurs personnalités aux yeux des entreprises et, qu’avec du temps et de la pratique, ils pourront montrer leurs véritable potentiel.

    Pour ma part c’est comme cela que je vois les choses et c’est celle que j’emprunte actuellement, étant désormais en dernière année de BTS et allant prochainement dans une école d’ingénieur.

    J’attendrais votre point de vue de pied ferme et vous êtes totalement en droit de trouver ma façon de penser un peu utopiste.

    Cordialement, L

  29. Bonjour “L”,

    Ta façon de penser est tout à fait correcte et elle ne dénote en rien qu’un autodidacte peut effectivement avoir un regard nettement plus pertinent sur son futur que quelqu’un “qui suit” un parcours scolaire ultra fléché.

    Il est clair que l’ambition d’un autodidacte est souvent nettement plus prononcée car il sait ce qu’il l’attend s’il n’agit pas en conséquence ! :cool:

  30. J’ai été professeur d’Écriture Musicale au Conservatoire pendant 30 ans, mais ma passion autodidacte pour les langues anciennes m’a fait PARLER LATIN couramment. Cela m’a tellement passionné que j’ai publié souvent des traductions réputées auprès des universitaires.
    Cela, non pour me vanter, mais pour témoigner de ce que la passion prime sur les méthodes scolaires.

    Mais ce n’est pas tout: voulant faire partager mes connaissances, j’ai fondé en Belgique SCHOLA NOVA il y a 15 ans. 70 élèves y parlent eux aussi, latin. On peut venir visiter cette école ne dépendant d’aucune pédagogie ni d’aucun organisme.

    L’enseignement doit viser à faire de futurs autodidactes, libres d’esprit, indépendants ou plutôt dépendant volontairement de ceux ou de ce qu’ils veulent quand ils le veulent et pour le temps qu’ils veulent. La passion est évidemment, comme dans tout, le moteur primordial de tout apprentissage.

    Mais il y a aussi l’enjeu qu’il y ait demain des gens qui aient une autre liberté que celle de penser « comme tout le monde » et qui fassent, comme par le passé, bouger le monde des idées sans rester fixés à des stéréotypes.

  31. Bonjour Stéphane,

    Et félicitation pour toutes tes initiatives. Il y en a bien besoin !

  32. Bonjours

    J’ai lu attentivement votre article et même si parfois je trouve que votre discours s’emporte un peu je suis heureux de trouver un “vétéran” qui pense autrement que : “sans diplôme vous etes foutu”.

    J’ai 18 ans et je suis encore au lycée ayant raté mon bac (je n’adhère toujours pas à la pression des exams). j’ai été scolarisé en banlieue et mon ancien lycée (classé ZEP) à complètement changé et forgé ma philosophie actuelle. J’ai bien évidement envie de “réussir” ma vie mais je n’ai pas peur d’etre « travailleur précoce » et c’est peut-être ça qui m’empêche de me motiver.
    J’ai pas mal de projets à savoir la création d’une association et éventuellement par la suite d’une entreprise mais ceci est très mal perçu par mon entourage qui essai de me replacer sur la voie banale de l’adolescent de classe moyenne. Je suis web master autodidacte (j’ai apris le XTML et le CSS ce qui n’est pas très difficile vous en conviendrez) et prend des commandes de peinture de miniatures pour des collectionneurs (oui j’ai un talent artistique).

    Ceci étant je déplore la politique actuelle, cette normalisation du diplôme et surtout cet élevage de moutons grandissant autour de moi. Je pense autrement, j’ai acquis une maturité grâce à ma scolarisation dans un quartier « chaud » à ce que j’y ai vu et vécu, à l‘absence de télévision chez moi et à un cadre familiale plutôt bien instruit. Aujourd’hui je suis dans le privée car mes parents ont eu un peu peur pour moi. J’en suis reconnaissant car c’est vrai que ce lycée j’en avait ma claque même si j‘y ai rencontré des gens très intelligents qui méritent de réussir. Quand je regarde autour de moi dans l’établissement ou je suis aujourd’hui (lycée privé qui demande un chèque assez conséquent) je vois des personnes (presque toutes) qui marchent complètements dans le système et cela me dégoute mais je respecte toujours (oui je suis tolérant).
    Lorsque je ne réussit pas dans une matière mes professeurs se disent « tristes » pour moi mais ne me jugent pas et certains disent me comprendre. Voila ou j’en suis, j’aimerais surtout avoir quelques regards critiques pour avancer (oui comme dans les forums de geeks :).

  33. Bonjour,

    Merci pour ton témoignage et saches qu’en suivant ta petite voix, tu auras plus de chance d’être ce que tu es et donc de réussir dans tout ce que tu entreprends. Ne laisse pas le regard des autres faire ta vie, voilà ce que j’ai appris quand j’ai eu ton âge et je pense que cela m’a pleinement réussi !

    Bien à toi et bon courage dans ta mise en oeuvre ! :grin:

Monétisation et vision des internautes en 2008 Blog : Bilan 2008 et tendances…


4D5D - L'aventure 2012

Accueil BVI | A propos | Blog 4D5D | Contact Flux RSS des commentaires    Referencement  Dictionnaire